TOP 5 des femmes de lettres écrivant sous un pseudonyme masculin

Aujourd’hui dans la rubrique L’ivresque récréation découvrez le TOP 5 des femmes de lettres écrivant sous un pseudonyme masculin. Si les femmes de lettres vous passionnent, nous vous invitons à consulter la rubrique « La tribune de Marie » qui traite de l’histoire de la femme et des femmes de lettres en France.

Pourquoi choisir un nom de plume masculin ? Tout simplement pour se trouver une place dans le monde littéraire souvent très misogyne du moins jusqu’au début de XXe siècle.

TOP 5 des femmes de lettres écrivant sous un pseudonyme masculin

Aurore Dupin (pseudonyme masculin : George Sand) 1804-1876

 

Aurore Dupin – George Sand

Aurore Dupin est de loin la femme de lettres la plus connue à utiliser un pseudonyme masculin. Elle a fait scandale par son tableau de chasse bien rempli – elle fut notamment la maîtresse d’Alfred de Musset, Chopin, Prosper Merimée et bien d’autres encore.

Elle a été romancière, auteur dramatique, critique littéraire, journaliste et fait partie des écrivains ayant une correspondance des plus prolifique  : plus de 40 000 lettres à son actif !

Deux autres écrivains de son époque ont choisi des pseudonymes masculins. Marie d’Agoult (pseudonyme Daniel Stern) et Delphine de Girardin (pseudonyme : Charles de Launay)

Si vous voulez en savoir plus sur George Sand, vous pouvez visiter sa maison à Nohant.

Jeanne Loiseau (pseudonyme masculin : Daniel Lesueur) 1860-1920

 

Jeanne Loiseau - Daniel Lesueur
Jeanne Loiseau – Daniel Lesueur

Jeanne Loiseau est connue pour une production littéraire des plus prolifique, mais aussi pour sa carrière journalistique et de critique littéraire.

Sa plume a été récompensée, notamment par L’Académie française qui lui décerne cinq prix avant 1900 pour des œuvres précises et le Grand prix Vitet, prix annuel de littérature, créé en 1873, pour l’ensemble de ses œuvres. C’est la première fois qu’une femme de lettres obtient cette récompense.

Elle a plaidé pour la création d’une Académie littéraire des femmes. En 1900 elle postule au comité de la Société des gens de lettres et échoue. C’est en se représentant en 1907 qu’elle sera finalement élue.

Extrait du quotidien Gil Blas, 22 février 1912, archives BNF
Extrait du quotidien Gil Blas, 22 février 1912, archives BNF

 

Mary Ann (pseudonyme masculin George Elliot) 1819-1880

 

Mary Ann - George Eliot
Mary Ann – George Eliot

Mary Ann est une romancière britannique, considérée comme l’une des plus grande écrivaine de l’époque Victorienne.

Même si à cette époque, certaines femmes publiaient sous leur véritable identité, Mary Ann a choisi un nom de plume masculin pour :

  • qu’on la prenne au sérieux,
  • distinguer son travail d’éditeur et de critique littéraire de ses écrits
  • préserver sa vie privée et sa relation avec un homme marié.

 

Elizabeth Mackintosh (pseudonyme masculin Gordon Daviot) 1896-1952

 

Elizabeth Mackintosh - Gordon Daviot
Elizabeth Mackintosh – Gordon Daviot

Elizabeth Mackintosh est connue pour ses romans policiers – la série des Alan Grant – signés du pseudonyme Josephine Tey.

Sous le pseudonyme de Gordon Daviot, elle publie une douzaine de pièces de théâtre. Seules quatre d’entre elles ont été jouées de son vivant. Richard of Bordeaux, par exemple, qui traite de la passion de Richard II d’Angleterre pour son secrétaire John Maudyl eut un grand succès à Londres.

Par ailleurs, si le théâtre est votre domaine de prédilection, n’hésitez pas à lire notre TOP 5 des romans adaptés au théâtre… avec plus ou moins de succès.

Elsa Triolet (pseudonyme masculin Laurent Daniel) 1896-1970

 

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Elsa Triolet – Laurent Daniel

 

Nous avions déjà évoqué cette femme de lettres dans notre TOP 5 des poèmes français mis en chansonElsa Triolet a été la première femme de lettres à obtenir le prix Goncourt en 1945 et fut la muse d’Aragon qui lui a dédié un ouvrage intitulé Le fou d’Elsa. 

Très engagée, elle prend part à la Révolution russe en 1905 et à la Résistance française avec Aragon. À ce sujet, son ouvrage Les amants d’Avignon paraît clandestinement en 1943 sous le pseudonyme de Laurent Daniel. Il traite de son expérience de la Résistance.

Le saviez-vous ? Il y a aussi des hommes qui ont pris des pseudonymes féminins. Mais ce sera pour un autre article !

Si vous avez apprécié ce TOP 5 des femmes de lettres écrivant sous un pseudonyme masculin, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

À bientôt pour de nouvelles récréations.


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