Dernière mod­i­fi­ca­tion le 5 novem­bre 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

Aujourd’hui dans la rubrique L’ivresque récréa­tion de notre mai­son d’édi­tion décou­vrez le TOP 5 des femmes de let­tres écrivant sous un pseu­do­nyme mas­culin. Si les femmes de let­tres vous pas­sion­nent, nous vous invi­tons à con­sul­ter la rubrique “La tri­bune de Marie” qui traite de l’his­toire de la femme et des femmes de let­tres en France.

Pourquoi choisir un nom de plume mas­culin ? Tout sim­ple­ment pour se trou­ver une place dans le monde lit­téraire sou­vent très misog­y­ne du moins jusqu’au début de XXe siècle.

Aurore Dupin (pseudonyme masculin : George Sand) 1804 – 1876

Aurore Dupin — George Sand

Aurore Dupin est de loin la femme de let­tres la plus con­nue à utilis­er un pseu­do­nyme mas­culin. Elle a fait scan­dale par son tableau de chas­se bien rem­pli – elle fut notam­ment la maîtresse d’Al­fred de Mus­set, Chopin, Pros­per Mer­imée et bien d’autres encore.

Elle a été roman­cière, auteur dra­ma­tique, cri­tique lit­téraire, jour­nal­iste et fait par­tie des écrivains ayant une cor­re­spon­dance des plus pro­lifique : plus de 40 000 let­tres à son actif !

Deux autres écrivains de son époque ont choisi des pseu­do­nymes mas­culins. Marie d’Agoult (pseu­do­nyme Daniel Stern) et Del­phine de Girardin (pseu­do­nyme : Charles de Launay)

Si vous voulez en savoir plus sur George Sand, vous pou­vez vis­iter sa mai­son à Nohant.

Jeanne Loiseau (pseudonyme masculin : Daniel Lesueur) 1860 – 1920

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Lire aussi  Les différentes étapes de la vie d'une femme au Moyen Âge

Jeanne Loiseau est con­nue pour une pro­duc­tion lit­téraire des plus pro­lifique, mais aus­si pour sa car­rière jour­nal­is­tique et de cri­tique littéraire.

Sa plume a été récom­pen­sée, notam­ment par L’Académie française qui lui décerne cinq prix avant 1900 pour des œuvres pré­cis­es et le Grand prix Vitet, prix annuel de lit­téra­ture, créé en 1873, pour l’ensem­ble de ses œuvres. C’est la pre­mière fois qu’une femme de let­tres obtient cette récompense.

Elle a plaidé pour la créa­tion d’une Académie lit­téraire des femmes. En 1900 elle pos­tule au comité de la Société des gens de let­tres et échoue. C’est en se représen­tant en 1907 qu’elle sera finale­ment élue.

Extrait du quotidien Gil Blas, 22 février 1912, archives BNF
Extrait du quo­ti­di­en Gil Blas, 22 févri­er 1912, archives BNF

Mary Anne Evans (pseudonyme masculin George Eliot) 1819 – 1880

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Mary Anne Evans (pseu­do­nyme mas­culin George Eliot)

Mary Anne est une roman­cière bri­tan­nique, con­sid­érée comme l’une des plus grande écrivaine de l’époque Vic­to­ri­enne.

Même si à cette époque, cer­taines femmes pub­li­aient sous leur véri­ta­ble iden­tité, Mary Anne a choisi un nom de plume mas­culin pour :

  • qu’on la prenne au sérieux,
  • dis­tinguer son tra­vail d’édi­teur et de cri­tique lit­téraire de ses écrits
  • préserv­er sa vie privée et sa rela­tion avec un homme marié.

Elizabeth Mackintosh (pseudonyme masculin Gordon Daviot) 1896 – 1952

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Eliz­a­beth Mack­in­tosh est con­nue pour ses romans policiers – la série des Alan Grant – signés du pseu­do­nyme Josephine Tey.

Sous le pseu­do­nyme de Gor­don Daviot, elle pub­lie une douzaine de pièces de théâtre. Seules qua­tre d’en­tre elles ont été jouées de son vivant. Richard of Bor­deaux, par exem­ple, qui traite de la pas­sion de Richard II d’An­gleterre pour son secré­taire John Maudyl eut un grand suc­cès à Londres. 

Lire aussi  Les différents statuts de la femme au Moyen Âge

Par ailleurs, si le théâtre est votre domaine de prédilec­tion, n’hésitez pas à lire notre TOP 5 des romans adap­tés au théâtre… avec plus ou moins de suc­cès.

Elsa Triolet (pseudonyme masculin Laurent Daniel) 1896 – 1970

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Elsa Tri­o­let — Lau­rent Daniel

Nous avions déjà évo­qué cette femme de let­tres dans notre TOP 5 des poèmes français mis en chan­sonElsa Tri­o­let a été la pre­mière femme de let­tres à obtenir le prix Goncourt en 1945 et fut la muse d’Aragon qui lui a dédié un ouvrage inti­t­ulé Le fou d’Elsa. 

La sœur d’El­sa a pris part à la révo­lu­tion russe de 1905. Plus tard, elle met­tra Elsa et Aragon en rela­tion avec des com­mu­nistes et tous deux pren­dront part à la Résis­tance.. À ce sujet, l’ou­vrage d’El­sa Tri­o­let les amants d’Avignon paraît clan­des­tine­ment en 1943 sous le pseu­do­nyme de Lau­rent Daniel. Il traite de son expéri­ence de la Résistance.

Le saviez-vous ? Il y a aus­si des hommes qui ont pris des pseu­do­nymes féminins. Mais ce sera pour un autre article !

Si vous avez appré­cié ce TOP 5 des femmes de let­tres écrivant sous un pseu­do­nyme mas­culin, n’hésitez pas à laiss­er un commentaire.

À bien­tôt pour de nou­velles récréations.

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Anonyme
Anonyme
2 mois il y a

Mer­ci de votre ini­tia­tive de faire con­naître des femmes de let­tre écrivant sous pseu­do mas­culin. Je me per­me­ts d’at­tir­er votre atten­tion sur une erreur con­cer­nant le vrai nom de George Eliot (orthographié avec un seul L et un seul T dans ce cas-ci). Mary Anne est son prénom (Anne s’écrit avec un en anglais bri­tan­nique et sans E en anglais améri­cain), Evans son nom de famille. Son nom com­plet est donc Mary Anne Evans.

Joan­na Marshall

La Compagnie Littéraire
Administrateur
2 mois il y a
Répondre à  Anonyme

Mer­ci beau­coup. C’est corrigé !

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