Dernière mod­i­fi­ca­tion le 5 novem­bre 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Chers lecteurs et amoureux des univers imag­i­naires, c’est avec un immense plaisir que nous vous dévoilons aujourd’hui la pre­mière entre­vue avec une nou­velle référence en matière de fan­tas­tique dans le cat­a­logue de livres de notre mai­son d’édi­tion, notre nou­velle auteure Marie Roger, à l’origine du pre­mier tome de Minet­ka inti­t­ulé Le grand chaos.

Bon­jour Marie Roger, et bien­v­enue à la Com­pag­nie Lit­téraire, qui nous l’espérons vous apportera sat­is­fac­tion et pleine réus­site dans votre nou­velle entre­prise en tant qu’auteur. Quel sen­ti­ment avez-vous aujourd’hui, main­tenant que votre pre­mier tome Minet­ka — 1. Le Grand Chaos est offi­cielle­ment disponible à la com­mer­cial­i­sa­tion ? Il a fal­lu un cer­tain temps pour que votre univers soit à matu­rité et voie le jour, pou­vez-vous juste­ment, à l’attention de vos lecteurs en dévoil­er davan­tage de vous et à pro­pos de ce projet ? 

Marie Roger : Bon­jour. C’est, pour moi, un grand hon­neur et surtout un immense plaisir d’avoir choisi « La Com­pag­nie Lit­téraire » pour men­er à bien le pro­jet lit­téraire que j’avais en tête depuis tant d’années. Comme vous le décrivez très juste­ment, il a fal­lu plusieurs années, voire des décen­nies pour que ce pro­jet voie le jour. Je l’ai entamé lorsque j’avais 19 ans. Je pos­sède encore les notes man­u­scrites rem­plies de ratures et de gri­bouil­lis. Lorsque je les con­tem­ple, je me rap­pelle ce soir d’été, cet instant où j’ai décidé de don­ner vie à « Minet­ka » sous forme d’un roman. À la base, Minet­ka est un per­son­nage imag­i­naire avec lequel ma sœur cadette et moi avons gran­di. Il s’agissait d’un monde peu­plé d’enfants qui devaient com­bat­tre des êtres invertébrés com­posés essen­tielle­ment de graisse. Ils étaient fon­cière­ment égoïstes et préoc­cupés unique­ment par l’aspect matériel du monde. À eux s’opposaient des enfants vivant sur une île, vivant en har­monie avec la nature. Je ne me sou­viens plus de leurs péripéties, mais ma sœur et moi avons passé des heures à imag­in­er leurs aven­tures. En gran­dis­sant, le monde de « Minet­ka » a évolué, mais il m’a accom­pa­g­né tout au long des péripéties de ma vie. Lorsque j’ai entamé mes études, j’ai con­tin­ué d’écrire des nou­velles et des his­toires très cour­tes. L’écriture du roman que j’avais en tête n’a pu se faire qu’à par­tir du moment où mes enfants n’ont plus eu autant besoin de ma présence et de mon attention.

L’écriture et la pub­li­ca­tion du roman con­stituent en elles-mêmes, une belle his­toire. Je ne saurais décrire le moment d’émotion lorsque j’ai tenu le pre­mier exem­plaire entre mes mains. Il con­stitue la matéri­al­i­sa­tion d’un rêve, la réal­i­sa­tion d’un objec­tif et, surtout, il m’a per­mis et me per­met de partager le monde imag­i­naire de « Minet­ka » avec un pub­lic gran­dis­sant. 

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Minet­ka — 1. Le Grand Chaos ouvre les portes sur une grande et nou­velle saga lit­téraire à la croisée des chemins de la fan­taisie, du fan­tas­tique et même de la sci­ence-fic­tion. Sans trop en dévoil­er sur l’intrigue bien sûr, com­ment présen­teriez-vous votre univers en guise d’introduction à vos futurs lecteurs vous décou­vrant via ces lignes ? 

Marie Roger :Qua­tre mon­des autre­fois unis se sont entredéchirés à la suite de la dis­pari­tion des qua­tre Gar­di­ens qui main­te­naient l’unité et la coopéra­tion entre ces qua­tre mon­des. Trois d’entre eux dépen­dent forte­ment de l’énergie mag­ique des qua­tre Gar­di­ens, tan­dis que le qua­trième, celui des humains, tire sa prospérité de ses capac­ités tech­nologiques et sci­en­tifiques qui lui per­me­t­tent de colonis­er toutes les planètes viables à tra­vers toutes les galax­ies. Le monde des humains finit par per­dre la mémoire des trois autres, ce qui per­met à un vil per­son­nage d’en tir­er prof­it jusqu’à assas­sin­er une planète entière.

C’est dans ce con­texte que naît un petit garçon aux pou­voirs com­binés de deux mon­des, celui des Man­i­maux et celui des Man­aqua­tiques. Son des­tin est intime­ment lié aux boule­verse­ments des qua­tre mon­des. Son his­toire va le con­duire à ren­con­tr­er des êtres issus de cha­cun d’eux et à affron­ter de mul­ti­ples dan­gers, tant liés au secret de sa nais­sance qu’aux machi­na­tions machi­avéliques d’humains assoif­fés de pou­voir. Sa grande force, il la tire de l’Amour prodigué par des per­son­nes qui l’ont élevé et aidé à canalis­er ses pou­voirs incom­men­su­rables. Il sera néan­moins con­fron­té à un ter­ri­ble dilemme dont l’issue influ­encera le cours de l’histoire des qua­tre mondes !

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Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : “Qua­tre Mon­des” vivaient en har­monie, les humains doués de tech­nolo­gie, les magi­ciens, mais aus­si les Man­i­maux et Man­aqua­tiques ou autrement dit pour nos nou­veaux lecteurs, des êtres doués de méta­mor­phose vers le règne ani­mal ! Voilà qui devrait alert­er tous nos lecteurs ama­teurs de trans­mo­gri­fi­ca­tion et d’anthropomorphie que nous savons de plus en plus nom­breux ! Notam­ment, avec la grande pop­u­lar­i­sa­tion de cette forme de fan­taisie par cer­tains stu­dios tant de ciné­ma que de jeux vidéo et d’autres auteurs. Per­son­nelle­ment, pourquoi avoir fait le choix de ces qua­tre mon­des respec­tifs, et quel affect éprou­vez-vous pour cha­cun d’eux ?

Marie Roger : Dès le départ, le per­son­nage de Minet­ka a été intime­ment lié au monde ani­mal et capa­ble de se trans­former en de mul­ti­ples ani­maux. Au fil des années, les qua­tre mon­des sont nés, influ­encés par mes lec­tures, notam­ment de ban­des dess­inées telles que « Yoko Tsuno », « Khé­na et le scrameustache », « Johan et Pir­louit » et, bien enten­du, les films tou­jours plus imag­i­nat­ifs et plus fan­tas­tiques. L’idée de qua­tre mon­des reflète la diver­sité de notre planète. J’ai tou­jours imag­iné que chaque peu­ple de la terre dis­po­sait d’une par­tie de la sagesse col­lec­tive, telle une pièce de puz­zle et que la paix régn­erait lorsque tous les peu­ples, unis dans un élan col­lec­tif, offriraient leur « pièce de puz­zle » à l’humanité afin de (re)construire la carte du monde dans son entièreté.

Quant aux qua­tre mon­des de l’univers de Minet­ka, je me retrou­ve dans cha­cun d’eux. On les décou­vre peu à peu à tra­vers la saga en même temps que le per­son­nage principal.

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Minet­ka, à l’image de l’univers qu’il décou­vre, est un héros empli de mys­tère. Quelles sont les orig­ines de son patronyme peu com­mun ? Encore une fois, sans dévoil­er l’intrigue, com­ment décririez-vous ce per­son­nage et plus large­ment, com­ment car­ac­térisez-vous le pre­mier tome de “Minet­ka — 1. Le Grand Chaos” et la suite de votre saga ?

Marie Roger : « Minet­ka » est né de ma pas­sion pour la lit­téra­ture russe pen­dant mon ado­les­cence. Son pre­mier patronyme était « Skip­py ». Pour ceux qui s’en sou­vi­en­nent, « Skip­py » était le kan­gourou d’une série dont il était le héros. Cer­tains se rap­pelleront plus de « Flip­per », le dauphin ou de « Dak­tari »… C’étaient, de loin, mes séries préférées, dif­fusées à dose homéopathique, à l’époque des télévi­sions noir et blanc. Mon enfance a été bercée par ces séries ain­si que des doc­u­ments ani­maliers dont j’étais très friande. Skip­py est devenu « Minet­ka ». Le mys­tère de sa nais­sance a égale­ment évolué au fil des années, mais jamais sa nature pro­fonde et ses capac­ités anthro­po­mor­phiques. Quant au mys­tère qui entoure sa nais­sance et les intrigues de l’histoire, je dirais que la saga a été écrite telle une tapis­serie. Les dif­férents fils se mêlent et s’entremêlent pour créer pro­gres­sive­ment un tableau d’ensemble dont on com­pren­dra l’ampleur et la final­ité dans le cinquième tome.

Le générique de “Skip­py”.
« Le Grand Chaos », pre­mier tome de la saga, est un peu comme une porte qui s’ouvre devant le monde d’« Alice au pays des mer­veilles ». C’est un univers incon­nu qui s’étale devant nos yeux ébahis. Mais tout reste à décou­vrir au fil des tomes. La pre­mière par­tie du « Grand chaos » développe avant tout les per­son­nages de « Minet­ka » et de Bassilà et son équipage. Ce n’est que dans la deux­ième par­tie que l’on com­mence à décou­vrir quelques bribes liées au mys­tère qui enveloppe toute la saga.
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Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Quelles ont été vos prin­ci­pales sources d’inspirations, qu’elles soient lit­téraires ou artis­tiques de manière générale ? Selon vous, qu’est-ce qui dif­féren­cie votre univers de celui de vos nom­breux con­génères écrivains ayant eux aus­si fait le choix de mêler magie et tech­nolo­gie futuriste ? 

Marie Roger : Mes sources d’inspiration sont mul­ti­ples et se décli­nent sur qua­tre décen­nies. Comme je l’ai men­tion­né, j’ai tou­jours aimé les ani­maux et la nature. J’ai égale­ment tou­jours été fascinée par la diver­sité des cul­tures et des dif­férents peu­ples de la terre. Une autre source d’inspiration est l’univers des con­tes. Je me rap­pelle avoir lu des con­tes et légen­des provenant du monde entier. Les ban­des dess­inées ont longtemps con­sti­tué ma lec­ture de prédilec­tion, au grand regret de ma mère qui était une lec­trice assidue et con­sid­érait le 7e art comme un « sous-pro­duit ». Ensuite, les années 80 et 90 ont divul­gué les pre­mières grandes sagas ciné­matographiques. Per­son­nelle­ment, je retiens « La Planète des Singes », « Le Seigneur des Anneaux » et « Wil­low » comme élé­ments qui ont influ­encé mon roman. Non pas par le con­tenu, mais plutôt par la manière dont les mon­des s’entrelacent et la con­struc­tion des intrigues. Je me suis égale­ment inspirée de la capac­ité extra­or­di­naire de J.K. Rowl­ing de « créer » un monde imag­i­naire par l’incorporation de petits détails du quo­ti­di­en qui ren­dent ces mon­des imag­i­naires si réalistes.

Ce qui, peut-être, dif­féren­cie « Minet­ka » des autres romans dans lesquels magie et tech­nolo­gie futur­iste se mêlent, c’est qu’en réal­ité, la magie, la tech­nolo­gie et même les pou­voirs de trans­for­ma­tion des per­son­nages n’ont que très peu d’importance. Le thème cen­tral du livre n’est pas l’antagonisme entre « le héros » et « son enne­mi » ni même l’exploration des pou­voirs détenus par les pro­tag­o­nistes. Dès le pre­mier tome, on se rend compte que la psy­cholo­gie des per­son­nages est frag­men­tée, tels les qua­tre mon­des. L’objet de « la quête » est dévoilé au fur et à mesure des tomes et de l’histoire, créant ain­si un sus­pense sans cesse renou­velé jusqu’à la dernière page du cinquième vol­ume de la saga.

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Par­mi les lecteurs ama­teurs d’univers orig­in­aux et imag­i­naires, que nous savons nom­breux, aux­quels pensez-vous des­tin­er par­ti­c­ulière­ment les aven­tures de Minet­ka ? Com­ment présen­teriez-vous “Minet­ka — 1. Le Grand Chaos” à un lecteur en face de vous con­sul­tant votre ouvrage à l’occasion d’un salon littéraire ? 

Marie Roger : Lorsqu’on décou­vre le livre pour la pre­mière fois, c’est d’abord la cou­ver­ture qui invite à la lec­ture. « L’œuf » intrigue. Il attire le regard par sa sim­plic­ité et ses couleurs cha­toy­antes. Il susurre à l’oreille du lecteur poten­tiel qu’un mys­tère se cache à l’intérieur. Il con­vie l’amateur de fic­tion à décou­vrir son con­tenu. Mon espoir, c’est que per­son­ne ne soit déçu.

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La cou­ver­ture de Minet­ka 1. Le Grand Chaos, illus­tra­tion de cou­ver­ture par Arlette Vandeneycken.

« Minet­ka » s’adresse à tout lecteur friand de mon­des imag­i­naires, d’aventures pal­pi­tantes, d’intrigues aux rebonds mul­ti­ples, mais égale­ment d’histoires drôles et ten­dres. Le lec­torat actuel est com­posé de per­son­nes de tous âges (10 ans à 86 ans), de lecteurs assidus ou non. Mes pre­miers lecteurs étaient, d’ailleurs, de ceux qui hési­tent à ouvrir un livre ou qui procla­ment ne « pas aimer les his­toires fan­tas­tiques ». Ils ont entamé la lec­ture du roman par affec­tion pour moi et ont été cap­tivés par l’histoire. Grâce à eux, j’ai eu le courage de con­tin­uer et de pour­suiv­re l’écriture.

Dès la pre­mière page, on plonge dans l’univers de « Minet­ka » avec la nais­sance de Fox­ano et la révéla­tion des cir­con­stances trag­iques qui car­ac­térisent son monde. Dès le pre­mier chapitre, le lecteur s’attache aux per­son­nages, s’identifie à eux et vibre au con­tact de l’infâme « Goulaf ».

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Quel lien entre “Minet­ka — 1. Le Grand Chaos” et le monde dans lequel nous vivons ? 

Marie Roger : Il y a plusieurs liens ! Cer­tains sont évi­dents, tels les aspects écologiques et d’autres le sont moins. Toute­fois, sans vouloir dévoil­er l’intrigue de la saga, l’un des grands thèmes est « la rela­tion humaine », dans toutes ses accep­tions et décli­naisons. « Minet­ka », c’est aus­si un voy­age au fond de chaque être humain, une aven­ture vécue par tout un cha­cun, des défis à relever et des obsta­cles à franchir pour pou­voir attein­dre le bon­heur et l’équilibre sur le plan indi­vidu­el et col­lec­tif. Dif­fi­cile d’en dire plus sans dévoil­er les clés des mys­tères enchâssés dans l’histoire.

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Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : En par­lant de salons lit­téraires et fan­tas­tiques, vous savez comme beau­coup de per­son­nes nous ayant décou­verts par leur moyen que la Com­pag­nie Lit­téraire est par­ti­c­ulière­ment attachée à leur par­tic­i­pa­tion et à ses lecteurs. En atten­dant de pou­voir partager avec vous ces moments forts d’échange et de ren­con­tre avec votre pub­lic, quel mes­sage souhaitez-vous leur trans­met­tre ? Sur cette con­clu­sion, nous vous remer­cions une fois encore pour votre con­fi­ance et nous présen­tons nos félic­i­ta­tions pour l’aboutissement de votre pro­jet d’édition.

Marie Roger : Lorsque j’ai con­tac­té « La Com­pag­nie Lit­téraire » pour la pre­mière fois, j’avais déjà reçu, à ma grande sur­prise d’ailleurs, plusieurs propo­si­tions d’autres maisons d’édition. J’ai choisi « La Com­pag­nie Lit­téraire » parce que mon intu­ition (et l’analyse de leur propo­si­tion) m’ont don­né con­fi­ance et ouvert la per­spec­tive de mul­ti­ples ren­con­tres avec les lecteurs. Ces ren­con­tres, impos­si­bles pour le moment en rai­son des cir­con­stances chao­tiques (presque à l’instar du « Grand chaos ») qui paral­y­sent nos pays et nos activ­ités, je me les suis immé­di­ate­ment imag­inées. J’ai eu la vision de con­ver­sa­tions, de ren­con­tres, mais égale­ment de liens d’amitié qui se tis­sent au fur et à mesure.

L’écriture d’un livre est loin d’être un acte soli­taire. Lorsqu’il est pub­lié, le livre devient un mes­sager, un con­necteur entre le lecteur et l’auteur. C’est le partage de cette pas­sion avec des incon­nus qui, au fil des pages, se famil­iarisent avec les mon­des créés qui don­nent vie au roman ! Peu importe son con­tenu, des liens et des ami­tiés, même dis­tantes, nais­sent grâce aux fils de pen­sées entrelacées.

À très bientôt !

Com­man­der Minet­ka 1. Le Grand Chaos

Le roman Minet­ka — 1. Le Grand Chaos écrit par Marie Roger, illus­tra­tion de cou­ver­ture par Arlette Van­den­ey­ck­en est disponible sur Fnac.com, Ama­zon, Decitre, les librairies du réseau Place des librairies et Dil­i­com et plus générale­ment en com­mande dans toutes les librairies de France et de Navarre.

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