Dernière mod­i­fi­ca­tion le 10 août 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

Le roman dystopique n’a jamais été autant d’ac­tu­al­ité qu’au­jour­d’hui. Exact opposé de l’u­topie et par­fois appelée con­tre utopie, la dystopie dresse le por­trait de sociétés total­i­taires où le bon­heur est exclu. Sans for­cé­ment anticiper lit­térale­ment le futur, l’écrivain du roman dystopique expose une idéolo­gie, une révolte face à l’im­age d’une soi-dis­ant société idéale. 

La dystopie est un genre lit­téraire dont les œuvres sont sou­vent adap­tées au ciné­ma, mais aus­si dans le jeu vidéo. Si vous avez déjà anticipé le futur avec des références comme la planète des singes, Blade Run­ner, Soleil vert, ou plus récem­ment la série ciné­matographique Black Mir­ror, vous avez déjà un avant-goût de cer­taines grandes ques­tions soulevé dans le roman dystopique : quel dan­ger avec l’u­til­i­sa­tion détournée d’hy­per­tech­nolo­gie, ou bien le fait de ne plus pou­voir réfléchir ni lire, quelle place pour l’homme et la machine dans un monde en con­tin­uelle crois­sance, et celui du risque de la déshu­man­i­sa­tion de la société ? Ou plus encore, de la ques­tion de la mon­di­al­i­sa­tion et des temps futurs ? Des ques­tions qu’aime soulever le roman dystopique !

Un roman d’anticipation qui fascine

En y regar­dant, la dystopie fait-elle plutôt dans la préven­tion ou dans l’an­tic­i­pa­tion ? Pourquoi le décor dans ces œuvres de fic­tion est-il sou­vent post-apoc­a­lyp­tique ? Nous pour­rions crain­dre que la réal­ité ne se rap­proche trop rapi­de­ment de ces sit­u­a­tions. Pour mieux le savoir, voici pour vous, lecteurs, aujourd’hui dans l’ivresque récréa­tion, notre TOP 5 du roman dystopique !

Le Meilleur des Mondes. Aldous Huxley, 1932

romans du genre dystopique

Avec Le meilleur des mon­des, Aldous Hux­ley écrit là une œuvre magis­trale : un des pre­miers romans du genre dystopique, où géné­tique et clon­age con­di­tion­nent et con­trô­lent les individus.

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Quand tous les enfants sont conçus dans des éprou­vettes pour appartenir à l’une des caté­gories de la pop­u­la­tion, de la plus intel­li­gente (les Alpha) à la plus stu­pide (les Epsilons)…

Ain­si l’auteur pressen­tait déjà les con­séquences de ce que nous pou­vons trou­ver dans des livres de sci­ence depuis la nuit des temps, avec un tran­shu­man­isme non éclairé et l’ex­po­si­tion d’un eugénisme à son parox­ysme. Le meilleur des mon­des reste aujour­d’hui un ouvrage de référence en matière d’anticipation.

Roman dystopique : Fahrenheit 451. Ray Bradbury, 1953

Livre du genre dystopique

Dans un pays indéfi­ni, à une époque indéter­minée, la lec­ture est rigoureuse­ment inter­dite : elle empêcherait les gens d’être heureux !

Aus­si la brigade des pom­piers a‑t-elle pour instruc­tion de réduire tous les livres en cen­dres. Dans ce roman dystopique, Guy Mon­tag, pom­pi­er zélé et citoyen respectueux des insti­tu­tions, arrivera-t-il à s’opposer à la mis­sion qui lui est con­fiée ? En faisant la con­nais­sance de Clarisse, une jeune insti­tutrice, il sera à son tour gag­né par l’amour des livres. Débute alors un com­bat sans mer­ci face au cauchemar du totalitarisme. 

Ce roman assoiera la répu­ta­tion mon­di­ale de son auteur, et sera porté à l’écran par François Truf­faut. Tout le monde devrait livre au moins une fois dans sa vie cet ouvrage qui fig­ure par­mi les meilleurs romans dystopiques.

1984. George Orwell, 1949

Livre du genre dystopique

C’est sous ce pseu­do­nyme que Georges Orwell signe ce best-sell­er mon­di­al de du roman dystopique, devenant en pleine guerre froide l’enjeu d’une véri­ta­ble bataille idéologique.

L’auteur dev­inait-il alors que Big Broth­er, fig­ure de l’État total­i­taire et du con­trôle extrême des lib­ertés et de la vie privée, con­nu sous le slo­gan de « Big Broth­er is watch­ing you », ren­tr­erait dans le lan­gage courant de façon aus­si remar­quable, mar­quant ce sous genre lit­téraire ? Avec cette autre vision des régimes total­i­taires et des mon­ades urbaines, Orwell place le roman dystopique au rang d’icône.

Encore aujour­d’hui, cette œuvre con­tin­ue de faire par­ler d’elle, et est même con­sid­érée par beau­coup de lecteurs comme un véri­ta­ble réc­it d’an­tic­i­pa­tion et un pam­phlet sur le libre arbi­tre avec ses visions futur­istes d’ac­tu­al­ité . C’est un aspect très fort du roman dystopique, trai­tant à la fois de mon­des éloignés et d’u­nivers de fic­tions, mais tou­jours com­pa­ra­ble à notre société actuelle.

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Et puis c’est quelque chose ce réal­isme dans cette pro­jec­tion futur­iste que l’auteur nous pro­pose ! Si l’on observe les craintes de notre société face au Nou­veau Monde, devant l’utilisation des nou­velles tech­nolo­gies à des fins de sur­veil­lance ! Ce roman dystopique compte par­mi les plus grands romans du XXe siècle. 

Hunger Games. Suzanne Collins, 2009

Livre du genre dystopique

Une fois n’est pas cou­tume, Hunger Games est un roman dystopique qui vise notam­ment un pub­lic ado­les­cent ! Parue sous forme d’une trilo­gie, cette con­tre-utopie a con­nu un immense suc­cès et fut adap­tée par la suite au ciné­ma.

L’in­trigue de ce roman dystopique rap­pelle les jeux d’Athènes : chaque année les jeux de la faim, « Hunger Games », sont organ­isés. La règle du jeu y est impi­toy­able : tuer ou se faire tuer, compter par­mi les sur­vivants, le tout en échap­pant à des pièges innom­brables, à la pri­va­tion de nour­ri­t­ure, sous l’œil aver­ti du spec­ta­teur. Nous suiv­ons dans ce roman dystopique les aven­tures de Kat­niss, qui va devoir tenter de sur­vivre dans cette œuvre de fic­tion impi­toy­able, dans une société recon­stru­ite sur les ruines des États-Unis.

Acide sulfurique. Amélie Notomb, 2005

romans dystopiques

Réflex­ion à la fois cru­elle et per­ti­nente sur la télé-réal­ité, ce roman dystopique d’Amélie Notomb a généré une vive polémique lors de sa pub­li­ca­tion. L’émission télévi­suelle nou­velle­ment lancée se nomme « Con­cen­tra­tion » : de quoi crain­dre le pire.

Les règles dans ce monde futur­iste sont cru­elles. Dans un camp de tra­vail for­cé, digne des pires sys­tèmes total­i­taires, sont filmés des pris­on­niers choi­sis au hasard par­mi la pop­u­la­tion enlevée par rafles. Chaque jour, deux détenus sont choi­sis par leurs cama­rades, et exé­cutés à la télévi­sion. Une vision de la société non sans pes­simisme, avec un scan­dale à son parox­ysme dans ce livre de fic­tion : plus les médias s’offusquent de l’horreur de l’émission, plus les gens se sen­tent incités à la regarder, et à vot­er en masse. Amélie Notomb, par la jux­ta­po­si­tion de deux réal­ités, his­torique et actuelle, dénonce une société de spec­ta­cle rav­agé par le barbarie.

Voilà qui vient con­clure notre sélec­tion pour ce top 5 du roman dystopique !

Si vous êtes très féru de cette sous caté­gorie de la sci­ence fic­tion nous pou­vons égale­ment vous con­seiller les romans dystopiques les plus célèbres suivants :

  • La ser­vante écar­late de Mar­garet Atwood,
  • L’O­r­ange mécanique de l’écrivain Antho­ny Burgess,
  • Le Talon de fer de Jack London,
  • Minor­i­ty Report ou A Scan­ner dark­ly de Philip K. Dick,
  • Rav­age de René Barjavel,
  • La Planète des singes de Pierre Boulle,
  • Kick­back de David Lloyd,
  • Nous autres d’Evgueni Zamiatine,
  • Un bon­heur insouten­able d’I­ra Levin,
  • Les fur­tifs de l’au­teur français Alain Damasio.

De quoi rem­plir votre pile à lire pour un bon bout de temps. 😇

L’an­tic­i­pa­tion du futur n’a jamais autant stim­ulé la part d’imag­i­naire que nous avons en nous. Par­mi les univers d’an­tic­i­pa­tion, le roman dystopique pos­sède en effet ce don de nous faire croire que même les aven­tures imag­i­naires que nous y ren­con­trons, peu­vent être notre futur jusqu’à la fin du monde apoc­a­lyp­tique. Si vous ne croyez pas à une société utopique, partagez-nous dans la sec­tion com­men­taire votre pro­jec­tion sur le futur ou plus sim­ple­ment, votre roman dystopique favoris !

Vous aimez aus­si l’uchronie ? Nous vous don­nons ren­dez-vous très prochaine­ment pour décou­vrir notre Top 5 des romans uchroniques, ou la réécri­t­ure de l’Histoire à par­tir de la mod­i­fi­ca­tion d’un événe­ment du passé, un genre lit­téraire sous côté, à essay­er d’urgence !

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[…] Moriv­il­ly : Le car­ac­tère dystopique dans sa déf­i­ni­tion orig­i­nale s’est imposé naturelle­ment, mais j’y ai ajouté une dimension […]

Lucie M.
Lucie M.
5 années il y a

Mer­ci pour cet arti­cle. Un de mes gen­res préférés ! Coup de coeur pour Fahren­heit 451 !

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