Jean Philippe Thénoz livre une rétrospective de son voyage au Liban dans ses « Chroniques libanaises »

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La Compagnie Littéraire : Jean Philippe Thénoz, bonjour. Vous avez publié à La Compagnie Littéraire un ouvrage intitulé : Chroniques libanaises.

En lien avec une grande compagnie maritime, vous partez à Beyrouth pour une mission de quelques mois au Levant. Pouvez-vous nous rappeler les circonstances de ce voyage et votre état d’esprit à l’époque ?

Jean Philippe Thénoz : J’ai travaillé pendant trois décennies dans une compagnie maritime conteneurisée comme responsable de lignes puis patron du réseau d’agences dans les 162 pays que nous couvrons ; j’ai promu ce Groupe maritime désormais numéro 3 mondial dans de nombreuses régions et ai été un acteur de la mondialisation de l’économie, participant ainsi au développement phénoménal qu’a insufflé notre dirigeant emblématique, figure du maritime du XXe siècle.

Cette expérience unique de globe-trotter m’a ouvert sur les autres, sur d’autres langues, d’autres cultures et en particulier celles du Levant, terme générique un peu ancien qui nous rappelle que le soleil se lève de ce côté-là !

Ma Direction m’a rappelé quelques mois après mon départ à la retraite pour structurer notre bureau régional de Beyrouth en charge du Moyen-Orient, connaissant mon empathie pour la région et ma capacité d’adaptation à un nouvel environnement, c’est ainsi que je suis arrivé à Beyrouth le 15 juillet 2019 pour quelques mois.    

 

La Compagnie Littéraire : Quelles sont les raisons principales qui ont présidé à l’élaboration de ce livre et comment a évolué votre projet d’écriture au fur et à mesure de vos pérégrinations ?

Jean Philippe Thénoz :  J’aime écrire depuis mon adolescence, à l’exception d’un roman publié en l’an 2000, mes activités professionnelles ne m’ont jamais permis d’assouvir ma passion mais j’ai des « archives mémorielles » dans ma tête souvent liées à mes voyages qui me permettront j’espère, de compenser une « dormance » de 30 ans !

Quelques jours après mon arrivée à Beyrouth, mon DG Farid S m’a rappelé la tradition des « promeneurs d’Orient » qui tout au long des siècles depuis les Croisades ont décrit ce qu’ils voyaient, ont tenu la chronique des évènements qu’ils traversaient.

C’est comme ça – alors qu’en soi je n’y avais pas pensé – que j’ai commencé à écrire le soir après le bureau, les déplacements, les réunions, mes impressions, la description des paysages urbains ou ruraux que je traversais, mes réflexions sur la situation et j’y ai pris un plaisir incroyable.

 

La Compagnie Littéraire : Vous écrivez : « L’arrière-plan historique et géopolitique est donc complexe et sujet à des embrasements permanents. » Pouvez-vous, en quelques lignes, nous résumer cela ?

Jean Philippe Thénoz : C’est un sujet délicat, je vous remercie de me poser la question, je vais me faire des nouveaux amis dans la région !!!

Le Moyen-Orient est instable ( guerres civiles, coup d’État, manipulation des grandes puissances, enjeux économiques majeurs ( même si le pétrole perd de son importance au fur et à mesure des nouvelles mesures environnementales ) et au milieu de cette instabilité chronique, il y a le Liban, petit pays grand comme le département de la Gironde, de création récente – 100ans – issu du démantèlement de l’Empire ottoman , dessiné dans ses frontières actuelles par le Mandat français (1920-1943) et qui a vu le jour comme un grand nombre de pays de la zone dans les accords Sykes/Picot  entre nos « amis anglais » et la France, les deux puissances victorieuses de la guerre de 14/18 .

À la géopolitique mondiale des années 20 a succédé celle de la période contemporaine post 1945 : création d’Israël, absence d’État palestinien avec son cortège de réfugiés et de frustrations légitimes, interventionnisme américain, émergence d’un extrémisme religieux bref tous les ingrédients mortifères qui font de la région et du Liban un brasier potentiel toujours prêt à exploser !

 

La Compagnie Littéraire : Le Liban est aujourd’hui une région stratégique (un pion) dans la politique mondiale. Quels commentaires feriez-vous à ce sujet ?

Jean Philippe Thénoz : Le Liban en plus de ses problèmes de politique intérieure spécifiques se situe dans une région où les grandes puissances ( Usa, Russie) et les puissances régionales qui leur sont alliées ( Israël, Syrie, Turquie, Iran ) se combattent soit directement, soit indirectement ce qui constitue un grand facteur d’instabilité qui se matérialise au quotidien par des affrontements claniques sur fonds religieux au mieux au Parlement, au pire dans la rue.

La France a dans ce jeu des Nations une responsabilité morale particulière qu’elle exerce du mieux qu’elle peut pour préserver l’intégrité du Liban qu’elle a porté sur les fonts baptismaux en 1920, les Libanais lui rendent bien car toute communauté confondue la France est vue comme la mère de la Nation et une sorte de dernier recours avant le gouffre de la dislocation.

 

La Compagnie Littéraire : Vous dites que « Les problèmes du Proche-Orient souffrent de la grande hypocrisie qui les entoure : nos gouvernants et les instances internationales qui traitent plus souvent des effets des crises que de leurs causes. » Quels commentaires cela vous inspire-t-il ?

Jean Philippe Thénoz : Le fait générateur de l’instabilité de la région c’est certainement le découpage des territoires par les Grandes puissances du moment ( entre les années 1920 et 1948) à la suite de l’effondrement de l’Empire ottoman, il y a une grande hypocrisie en particulier chez les Anglais à se laver les mains des conséquences de leurs politiques, relayées, il est vrai par les institutions internationales, qui mettent en place divers programmes d’aide aux populations en détresse  sans jamais tenter de résoudre le problème de fonds des populations déplacées, terreau de l’extrémisme.

 

Extraits du livre Chroniques libanaises. L’ouvrage contient plus d’une centaine de photos en couleur.

La Compagnie Littéraire : Vos descriptions successives des quartiers de Beyrouth nous montrent une société à deux vitesses, comme souvent ailleurs dans le monde. Mais il existe une frontière plus particulière entre Beyrouth Est et Beyrouth Ouest, que vous avez observée « au Saint-Georges », un palace local. Pouvez-vous nous expliquer ?

Jean Philippe Thénoz : Il y a plusieurs frontières chez les Beyrouthins mais elles se situent dans les têtes : la guerre civile a duré 15 ans, Beyrouth était traversée par la ligne verte – verte car la végétation avait repris ses droits- et les snipers de chaque côté se tiraient dessus.

Cette frontière physique a disparu mais elle reste dans les esprits même inconsciemment. J’ai vécu et travaillé dans les quartiers Est à dominante chrétienne, certains de mes collègues me disaient les veilles de week-end d’un air interrogatif : « tu vas en face ?»….en face c’est quoi ? c’est Beyrouth Ouest à majorité musulmane, même si quelques communautés autres y résident toujours !

En effet j’allais « en face » :  à Hamra, sur la Corniche, au Saint-Georges, palace déchu des années 1920, où je fréquentais la piscine de l’établissement qui jouxte la promenade en planches type Deauville rejoignant la Corniche.

La frontière entre les bars et les piscines somptueuses de l’hôtel et la promenade publique de Zeytouna Bay est matérialisée par des bacs de fleurs :  d’un côté la bourgeoise et la classe moyenne libanaise dans toute son exubérance si chaleureuse et si extravertie, de l’autre côté les populations moins aisées des quartiers Sud aussi voilées que les baigneurs sont dévoilés et qui regardent furtivement les gens d’en face profiter d’une autre vie.

Certes, cette situation ne veut pas dire que tous les riches sont d’un côté et les pauvres de l’autre ou que la fracture est nécessairement religieuse mais cette proximité de quelques mètres entre des populations d’un même pays qui ont des principes et des niveaux de vie si différents, des croyances devenues au fil des siècles antagonistes, est probablement unique et symbolique d’un pays déchiré.

Le paradoxe, c’est qu’à la fin quand la crise se tend, les Libanais – comme lors des débuts de la « révolution civile » en Octobre 2019 se retrouvent ensemble après avoir flirter avec le gouffre et ce, malgré leurs politiciens et leurs voisins qui attisent la crise pour provoquer le repliement communautaire, base du clientélisme ou le chaos qui focalise l’attention du monde.

 

La Compagnie Littéraire : Quand vous évoquez le problème de l’urbanisme avec des photos bien ciblées, on constate un manque d’unité certain. Il faut dire que guerres et conflits ont favorisé les destructions. Mais en dehors de cela, il y a aussi des destructions pour reconstruire. Mais pour faire quoi ? Vous dites que la spéculation a remplacé le désir de transmettre des bâtiments et un art de vivre aux générations à venir. « Peut-être est-ce la fin d’une civilisation ? », peut-on lire sous votre plume. Pouvez-vous développer un peu cette idée ?

Jean Philippe Thénoz : Nous sommes tous issus d’une lignée, nos pères, nos mères, nos grands-parents, nos ancêtres plus lointains nous ont transmis – même si on ne s’en rend pas compte – des valeurs, un art de vivre, une culture qui se matérialisent entre autres dans l’architecture.

Une ferme en pisé de Bresse (la région de mes ancêtres paternels), une maison vigneronne en pierre du Maconnais (du côté de ma mère) me parlent et m’indiquent comment vivaient mes aïeux, quelle était la place de leurs croyances au quotidien, comment la famille était structurée.

Beyrouth a été pour partie détruite par la guerre de 1975 /1990, puis par la spéculation et enfin par les évènements récents du 4 août et l’explosion du port ; comment dans ces circonstances funestes transmettre un patrimoine architectural symbolique d’un art de vivre disparu ?

Beyrouth a beaucoup de belles maisons orphelines car leurs occupants ont émigré, à l’inverse,  ceux qui sont restés sont souvent orphelins de la maison, du quartier ou de la campagne de leur enfance.

Les racines historiques nous stabilisent, nous font plonger aux racines de nos familles, font le lien entre passé, présent et futur, l’architecture de la plus prestigieuse à la plus modeste, matérialise aussi d’où on vient.

Beyrouth est en train de voir son passé architectural disparaître – en particulier les maisons ottomanes par le nom et vénitiennes par leurs origines – au gré des destructions et de la spéculation, pour laisser la place à une architecture mondialisée sans caractère sauf quelques architectes inspirés tel Zaha Hadid désormais disparue.

 

La Compagnie Littéraire : Excursions hors Beyrouth. Là nous embarquons pour un parcours touristique en votre compagnie. En route vers Baalbek, c’est l’importance du commerce qui continue à faire vivre. Vous écrivez : « C’est l’ADN des Phéniciens qui structure le Levant. » Et vous dites que l’on a beaucoup à en apprendre… Commentaires ?

Jean Philippe Thénoz : Au Levant le commerce est roi, le commerce traditionnel bien sur mais aussi le commerce de bord de route vers la Bekaa, Tripoli ou Tyr, le commerce de manifs quand entre deux slogans et quelques lacrymogènes, le marchand de chawarmas fait des affaires.

J’ai voyagé dans le monde entier mais nulle part ailleurs, je n’ai vu cette appétence pour les transactions de tous types, de toutes tailles qui transcendent les fractures politiques ou religieuses, c’est là où l’on voit que les Libanais, les Syriens sont les descendants directs des Phéniciens aventureux qui embarquaient à Byblos, à Tyr ou à Arwad (l’île de Saône des Croisés) pour commercer avec des peuples d’au-delà du Nil.

Ce lien lointain entre les Libanais, les Syriens et les Phéniciens peut apparaître comme romantique, c’est une réalité : la passion de la transaction commerciale levantine, je l’ai vécu au fond des souks d’Alep, de Damas ou de Saida mais aussi à Kinshasa ou à San Paolo, les prestigieuses écoles de commerce à travers le monde pourraient prendre quelques leçons de travaux pratiques avec les Phéniciens de l’époque moderne, ils y gagneraient en efficacité !

 

La Compagnie Littéraire : Évocation de la Bekaa, mythique plaine romaine, grenier à blé antique. Le long de la route apparaissent les camps de réfugiés syriens… Occasion d’une évocation des naïfs qui ont cru que toutes les oppositions étaient recevables y compris le fondamentalisme religieux…

Vous évoquez alors un voyage heureux en Syrie quelques mois avant la guerre. Vous ne cachez pas votre tristesse en évoquant « cette Syrie martyre, et ses extrémistes religieux sunnites, manipulés par les puissances étrangères et outre atlantique. » Une remarque qui porte une ombre négative sur la politique étrangère. Quelques commentaires ? 

Jean Philippe Thénoz : J’ai souvent voyagé en Syrie depuis les années 90 jusqu’au déclenchement de la guerre civile, c’est un des rares pays laïques de la région qui mettait la religion où elle doit être c’est-à-dire dans la sphère privée, je suis effectivement triste de voir l’effondrement du pays de Cham.

Les interventions des voisins proches et plus lointains et la naïveté des donneurs de leçons occidentaux « Es Démocratie » ont détruit ce pays qui avec ses voisins mésopotamiens ont vu naître la Civilisation il y a plusieurs millénaires.

 

La Compagnie Littéraire : L’hospitalité des Libanais apparaît sans cesse dans votre ouvrage. Revenons sur un point : Le Chouf, la fameuse montagne libanaise, et le village de Beyt-el-Dine, avec son palais présidentiel sorti directement du pays des mille et une nuits. C’est un ouvrage d’art, la beauté y règne. Cela vous amène à une réflexion : « Comment l’homme passe-t-il de la beauté, de la fabrication de chefs d’oeuvre, qui montre un degré abouti de la civilisation… à la barbarie ? »

Jean Philippe Thénoz : C’est une question sans réponse évidente, si on l’avait, si on comprenait les mécanismes funestes de l’autodestruction des Hommes ont ferait un grand pas vers plus de Civilisation.

Sans faire de la philosophie à bon marché et quand on voit Beyrouth et certains de ses quartiers dévastés ou Alep et son souk millénaire détruit ou Palmyre mutilée par la bêtise et le fanatisme, on finit par se persuader de l’ambivalence de la nature humaine qui possède à la fois la capacité de créer, de se transcender au plan artistique et culturel, de s’extirper de la sauvagerie mais aussi la capacité de s’autodétruire de manière suicidaire pour retourner à l’état initial, celui de la protohistoire.

 

La Compagnie Littéraire : À plusieurs reprises vous rappelez que cette région du monde est le berceau de la civilisation. Lors d’une visite à Byblos, par exemple vous écrivez : « Byblos, c’est aussi une des premières villes où est apparue l’écriture alphabétique phénicienne, dotée de 22 signes, bouleversement fondamental dans l’histoire de l’Humanité. Tout ce qui nous distingue du règne animal est né là, entre le littoral phénicien, de la Palestine à la Syrie, en passant par le Liban, jusqu’à la Mésopotamie heureuse et aujourd’hui dévastée. »

En attendant les conflits perdurent. Voyez-vous une issue ? La jeunesse saura-t-elle faire émerger quelque chose de neuf ?

Jean Philippe Thénoz :  Les paysages du Levant sont marqués par les traces des Civilisations successives qui s’y sont développées – les historiens disent qu’il y a 7 strates de villes sous l’actuel Beyrouth – nous sommes là au cœur de l’enfance de l’Homme et ces régions sont désormais dévastées soit physiquement avec les guerres, soit dans les têtes.

L’issue ne peut venir que des nouvelles générations qui transcendent les divisions claniques, religieuses pour rebâtir un pays laïque et en finir avec la main mise confessionnelle de l’État, gage de corruption et de gabegie ; faudra-t-il encore que les voisins du Liban laissent ce pays se reconstruire, je pense sincèrement que la France aura alors un rôle à jouer pour contenir des déstabilisations exogènes.

Couverture du livre : Chroniques libanaises

La Compagnie Littéraire : Pouvez-vous nous parler de votre expérience avec « alternative Beyrouth », une balade de 4 heures dans la ville avec un petit groupe et votre guide, le jeune Mustapha ? Qu’est-ce que « la maison alternative » ?

Jean Philippe Thénoz : J’ai trouvé ce groupe d’amoureux de leur ville sur le net, nous avons fait cette balade urbaine avec une dizaine de touristes sous la conduite de Mustapha, sillonnant les quartiers d’Est en Ouest – je suis devenu un vrai Beyrouthin, je reprends les codes en vigueur !!-

J’ai beaucoup discuté avec ce garçon, jeune chiite des quartiers Sud qui avait décidé malgré les interdits de toute nature de vivre « alternativement » en participant – souvent au péril de sa vie quotidienne – à toutes les initiatives civiles hors des clivages politiques et religieux.

C’était un mois avant le mouvement civil du 17 octobre et ce jeune garçon m’a montré en avance qu’un feu civique et laîque, débarrassé des clivages religieux et politique couvait sous la cendre du système ancien corrompu, féodal qui gère le Liban depuis des décennies.

Je ne sais pas ce qu’est devenu Mustapha, lui et ses copains se retrouvaient dans une maison, don d’un Libanais émigré, et ils réfléchissaient tous ensemble, chiites, sunnites, maronites, catholiques de toutes obédiences à ce que pourrait être le Liban de demain.

Un mois plus tard le mouvement civique démarrait un 17 octobre sous mes fenêtres du Saifi Suite, à quelques centaines de mètres de la mosquée Al Amine et de la Cathédrale Saint-Georges, et j’imagine que Mustapha devait y être.

Je suis allé souvent le soir et le week-end dans les rassemblements humer la révolution qui s’y préparait, elle n’a à ce jour débouché sur rien de concret mais l’esprit est là, la volonté aussi, les dynasties régnantes finissent toujours par disparaître, je suis sûr que Mustapha et ses « potes » finiront par l’emporter.

 

La Compagnie Littéraire : Votre attachement à ce pays est présent tout au long de l’ouvrage. Les 18 et 19 octobre 2019, juste avant votre retour, des manifestations et des affrontements ont lieu dans la rue. Signe d’un rejet du système et du désir de réformes. Comment faire pour y parvenir ? Vous dites avant de partir, en évoquant les chats de Beyrouth, et un plus particulièrement (votre « copain » dès le premier jour), venu vous dire au revoir : « Les mouvements populaires sont trop souvent manipulés, j’espère pour le pays du Cèdre qu’il en ira différemment. » Que souhaitez-vous ajouter ?

Jean Philippe Thénoz : Les mouvements populaires sont par nature manipulables car leur qualité – la place faite aux débats et à la démocratie – engendre également leurs faiblesses : la démagogie possible de certains de leurs leaders qui émergent en surfant sur des mesures irréalistes et populistes.

Le mouvement du 17 octobre – premier mouvement de ce genre hors des partis et des chefs religieux – s’est fracassé sur la crise du Covid , les restrictions sanitaires et la crise économique qui en résulte. L’explosion du port le 4 août 2021 a rajouté des destructions graves au chaos ambiant, chacun désormais prie pour que la fameuse « résilience » des Libanais perdure mais on sent que nos amis perdent espoir, nous devons les soutenir !

Dans mon esprit ce livre-témoignage sert aussi à ça : aider (modestement) le Liban et les Libanais en expliquant à mes concitoyens qui ne connaissent pas le Levant, qu’au-delà du sensationnel et des images souvent spectaculaires, il y a des femmes et des hommes envers qui nous avons une responsabilité historique particulière.

Propos recueillis par Monique Rault.

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