Dernière mod­i­fi­ca­tion le 5 novem­bre 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Alain Arnaud, bon­jour. Il y a quelques semaines est paru l’ouvrage Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anec­dotes, con­tes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camar­gue, un recueil de textes qui offre au lecteur un véri­ta­ble voy­age à tra­vers des anec­dotes, des sou­venirs d’enfance et bien plus encore. À quel moment avez-vous pris la plume et avez com­mencé à couch­er sur le papi­er ces petites histoires ?

Alain Arnaud : J’ai tou­jours eu une sorte de facil­ité pour l’écriture, sans jamais vrai­ment me pencher sur l’écritoire, mais aus­si une cer­taine aisance pour con­ter et décrire des sit­u­a­tions bur­lesques. Il y a env­i­ron une quin­zaine d’années, ayant moi-même été acteur dans des anec­dotes notoires, je me décidais d’en écrire quelques-unes, parce que je les trou­vais drôles ou émou­vantes, et que des per­son­nes avisées m’en avaient fait l’éloge.

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Le cabanon sem­ble être très ancré dans la tra­di­tion camar­guaise et c’est fort intri­g­ant. Pou­vez-vous nous en dire plus ?

Alain Arnaud : Je peux com­pren­dre que ça excite les curiosités. Les cabanons, en Camar­gue ou situés sur le lit­toral du golfe de Fos, sont des con­struc­tions d’avant-guerre et pour la plu­part des abris de pêcheurs ou de gar­dians qui se sont trans­mis et agré­men­tés de généra­tion en généra­tion. Chaque région de France, par sa cul­ture et ses tra­di­tions, se démar­que des autres, et c’est tant mieux. On pour­rait dire que le cabanon est à la mer ce que la cabane pas­torale est à la mon­tagne. Tout comme l’estuaire de la Gironde val­orise ses car­relets, qui sont avant tout un lieu de con­vivi­al­ité ; tout un art de vivre. Si les cabanons sont forte­ment ancrés dans la tra­di­tion camar­guaise, c’est qu’ils évo­quent la rude vie de nos anciens. Aujourd’hui ces grands espaces sont régis par les ser­vices de l’État : Con­ser­va­toire du Lit­toral, Parc Région­al Naturel de Camar­gue, Grand Port Mar­itime de Mar­seille. Hormis les chan­son­nettes de music-hall, c’est l’essence même de notre cul­ture et toute la Provence y est fidèle­ment attachée.

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Du petit-rhône à la Grand' Bouche
Cou­ver­ture du livre d’Alain Arnaud, Du Petit-Rhône à la Grand’Bouche

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Par­mi les textes présents dans Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anec­dotes, con­tes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camar­gue lequel est votre coup de cœur et pourquoi ?

Alain Arnaud : Je n’ai pas vrai­ment de préférence, mais si je devais par­ler d’un coup de cœur ma sen­si­bil­ité irait plutôt vers « le naufragé de Pié­men­son ». De temps immé­mo­ri­aux, la marine paya un lourd trib­ut à la mer, les courants du Rhône indomp­tés et les bancs de sable ont fait de cette plage un « cimetière » à bateaux. Alors, il me plaît à croire qu’en ces temps reculés, sur cette grève per­due isolée au bout du monde, un jour, un naufragé put y trou­ver asile.

Le livre d’Alain Arnaud Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anecdotes, contes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camargue contient une vingtaine d’illustrations de Frédéric Raoux

du petit rhone à la grand bouche

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : le charme de l’ouvrage Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anec­dotes, con­tes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camar­gue est dû en grande par­tie au texte, mais aus­si aux illus­tra­tions de Frédéric Raoux. Avez-vous dès le début de l’écriture de votre livre pressen­ti cette col­lab­o­ra­tion ou l’idée vous est-elle venue au fil du temps ?

Alain Arnaud : Oui, dès la pre­mière his­toire, « la sauvageonne de Tourvieille » je m’aperçus qu’une illus­tra­tion éclair­erait le texte et don­nerait au lecteur l’envie de pour­suiv­re sa lec­ture. Je me suis donc tourné vers le génie de Mr Frédéric Raoux, qui sur les bancs du col­lège, en quelques coups de cray­on, car­i­cat­u­rait déjà pro­fesseurs et potach­es. Je lui demandais s’il voulait bien s’amuser à illus­tr­er mes petites his­toires. Il accep­ta, en pré­cisant qu’il ne pra­ti­quait plus depuis longtemps ; il en restera ces images éblouis­santes de vérité, le résul­tat d’un immense talent.

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Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Envis­agez-vous d’écrire une suite à ce pre­mier opus ?

Alain Arnaud : En fait, écrire me diver­tit beau­coup. J’ai quelques idées en réserve. En s’écartant un peu de la Camar­gue et de ses étangs, on se retrou­ve en un clin d’œil dans les val­lons de la Provence lev­an­tine. La couleur des lavan­des sous la lumière du ciel, le chant inin­ter­rompu des cigales dans les grands pins et le mis­tral sur les collines… oui j’ai très envie de con­tin­uer, mais ce n’est encore qu’un projet.

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Parce que le mot de la fin revient tou­jours à l’auteur, qu’aimeriez-vous dire à vos lecteurs ?

Alain Arnaud : Je souhaite à tous les pas­sion­nés de livre un agréable moment de lec­ture, plongés dans mes petites his­toires ou celles d’un auteur dif­férent. La lec­ture fait voy­ager. À pro­pos de mon livre, une lec­trice m’a écrit : « j’ai lu cer­tains pas­sages à haute voix, pour mieux écouter chanter les mots. » On ne relit que lorsque l’écriture est belle ; c’est le meilleur com­pli­ment que j’ai reçu. Je la remer­cie, j’espère qu’elle se reconnaîtra.

Com­man­der le livre d’Alain Arnaud — Du Petit-Rhône à la Grand’Bouche

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Evelyne Moreau
Evelyne Moreau
3 années il y a

Mer­ci Alain Arnaud un vrai régal votre livre je l’ai dégusté comme un mille feuilles, l’hu­mour st Louisiens a vrai­ment du Pag­no­lesque et con­nais­sant un peu la répu­ta­tion des artistes de votre oeu­vres , je peu dire que j’en ai pleur­er de rire .…..

QUIDORT Claude
QUIDORT Claude
3 années il y a

Com­mencé lec­ture dès recep­tion. Bra­vo pour ces anec­dotes touchantes et ces mots et expres­sions Provençales.

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