Alain Arnaud présente son recueil de nouvelles : Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anecdotes, contes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camargue

alain arnaud

Éditions la Compagnie Littéraire : Alain Arnaud, bonjour. Il y a quelques semaines est paru l’ouvrage Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anecdotes, contes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camargue, un recueil de textes qui offre au lecteur un véritable voyage à travers des anecdotes, des souvenirs d’enfance et bien plus encore. À quel moment avez-vous pris la plume et avez commencé à coucher sur le papier ces petites histoires ?

Alain Arnaud : J’ai toujours eu une sorte de facilité pour l’écriture, sans jamais vraiment me pencher sur l’écritoire, mais aussi une certaine aisance pour conter et décrire des situations burlesques. Il y a environ une quinzaine d’années, ayant moi-même été acteur dans des anecdotes notoires, je me décidais d’en écrire quelques-unes, parce que je les trouvais drôles ou émouvantes, et que des personnes avisées m’en avaient fait l’éloge.

Éditions la Compagnie Littéraire : Le cabanon semble être très ancré dans la tradition camarguaise et c’est fort intrigant. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Alain Arnaud : Je peux comprendre que ça excite les curiosités. Les cabanons, en Camargue ou situés sur le littoral du golfe de Fos, sont des constructions d’avant-guerre et pour la plupart des abris de pêcheurs ou de gardians qui se sont transmis et agrémentés de génération en génération. Chaque région de France, par sa culture et ses traditions, se démarque des autres, et c’est tant mieux. On pourrait dire que le cabanon est à la mer ce que la cabane pastorale est à la montagne. Tout comme l’estuaire de la Gironde valorise ses carrelets, qui sont avant tout un lieu de convivialité ; tout un art de vivre. Si les cabanons sont fortement ancrés dans la tradition camarguaise, c’est qu’ils évoquent la rude vie de nos anciens. Aujourd’hui ces grands espaces sont régis par les services de l’État : Conservatoire du Littoral, Parc Régional Naturel de Camargue, Grand Port Maritime de Marseille. Hormis les chansonnettes de music-hall, c’est l’essence même de notre culture et toute la Provence y est fidèlement attachée.

Du petit-rhône à la Grand' Bouche
Couverture du livre d’Alain Arnaud, Du Petit-Rhône à la Grand’Bouche

Éditions la Compagnie Littéraire : Parmi les textes présents dans Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anecdotes, contes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camargue lequel est votre coup de cœur et pourquoi ?

Alain Arnaud : Je n’ai pas vraiment de préférence, mais si je devais parler d’un coup de cœur ma sensibilité irait plutôt vers « le naufragé de Piémenson ». De temps immémoriaux, la marine paya un lourd tribut à la mer, les courants du Rhône indomptés et les bancs de sable ont fait de cette plage un « cimetière » à bateaux. Alors, il me plaît à croire qu’en ces temps reculés, sur cette grève perdue isolée au bout du monde, un jour, un naufragé put y trouver asile.

Le livre d’Alain Arnaud Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anecdotes, contes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camargue contient une vingtaine d’illustrations de Frédéric Raoux

du petit rhone à la grand bouche

Éditions la Compagnie Littéraire : le charme de l’ouvrage Du Petit-Rhône à la Grand’ Bouche : Anecdotes, contes et poèmes autour d’un petit cabanon en Camargue est dû en grande partie au texte, mais aussi aux illustrations de Frédéric Raoux. Avez-vous dès le début de l’écriture de votre livre pressenti cette collaboration ou l’idée vous est-elle venue au fil du temps ?

Alain Arnaud : Oui, dès la première histoire, « la sauvageonne de Tourvieille » je m’aperçus qu’une illustration éclairerait le texte et donnerait au lecteur l’envie de poursuivre sa lecture. Je me suis donc tourné vers le génie de Mr Frédéric Raoux, qui sur les bancs du collège, en quelques coups de crayon, caricaturait déjà professeurs et potaches. Je lui demandais s’il voulait bien s’amuser à illustrer mes petites histoires. Il accepta, en précisant qu’il ne pratiquait plus depuis longtemps ; il en restera ces images éblouissantes de vérité, le résultat d’un immense talent.

Éditions la Compagnie Littéraire : Envisagez-vous d’écrire une suite à ce premier opus ?

Alain Arnaud : En fait, écrire me divertit beaucoup. J’ai quelques idées en réserve. En s’écartant un peu de la Camargue et de ses étangs, on se retrouve en un clin d’œil dans les vallons de la Provence levantine. La couleur des lavandes sous la lumière du ciel, le chant ininterrompu des cigales dans les grands pins et le mistral sur les collines… oui j’ai très envie de continuer, mais ce n’est encore qu’un projet.

Éditions la Compagnie Littéraire : Parce que le mot de la fin revient toujours à l’auteur, qu’aimeriez-vous dire à vos lecteurs ?

Alain Arnaud : Je souhaite à tous les passionnés de livre un agréable moment de lecture, plongés dans mes petites histoires ou celles d’un auteur différent. La lecture fait voyager. À propos de mon livre, une lectrice m’a écrit : « j’ai lu certains passages à haute voix, pour mieux écouter chanter les mots. » On ne relit que lorsque l’écriture est belle ; c’est le meilleur compliment que j’ai reçu. Je la remercie, j’espère qu’elle se reconnaîtra.

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