Dernière mod­i­fi­ca­tion le 5 novem­bre 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

La Com­pag­nie Lit­téraire : Bon­jour Madame Turquier, c’est avec grand plaisir que nous vous comp­tons aujour­d’hui par­mi les nou­veaux auteurs de la Com­pag­nie lit­téraire en 2018. Trois de vos anciens recueils de poèmes « L’An­dante — 2002 », « Hors saisons — 2009 » et « Trau­mas — 2012 », aupar­a­vant auto-édités sont actuelle­ment en cours de pro­duc­tion dans notre mai­son d’édi­tion. La sor­tie offi­cielle, prévue en juin 2018, vien­dra rassem­bler ces trois recueils dans une même paru­tion. Que sig­ni­fie pour vous cet événement ?

San­drine Turquier : Cet événe­ment est par­ti­c­ulière­ment émou­vant et mar­quant pour moi, car il représente la con­créti­sa­tion et la recon­nais­sance d’un tra­vail lit­téraire fon­da­men­tal en tant qu’écrivaine et poétesse durant ces dernières années.

De plus, les thé­ma­tiques abor­dées dans ces recueils représen­tent pour moi la quin­tes­sence de ma chaire d’écriture, la cham­bre haute de mes émo­tions les plus intimes.

Pou­voir trans­met­tre tout cela à un large pub­lic était mon souhait le plus cher.

Rejoin­dre la Com­pag­nie lit­téraire est sym­bole d’une immense fierté et de belles ren­con­tres à venir.

Une belle aven­ture qui ne fait que commencer…

C.L. Cha­cun de vos recueils est basé sur une thé­ma­tique pré­cise : nous retrou­vons l’amour, la souf­france, et la résilience. Pou­vez-vous dévelop­per ce que représen­tent ces trois con­cepts à vos yeux ?

S. T. Ces trois con­cepts représen­tent pour moi la PYRAMIDE de chaque vie humaine dans laque­lle nous nous con­fron­tons inlass­able­ment à nos réflex­ions méta­physiques et intérieures après être passés par des moments de joie, de plaisir, de souf­france et de délivrance.

Dans ces trois con­cepts tout est flux con­tin­uel et réso­nance, l’amour ne peut être vécu sans souf­france et la libéra­tion suprême de cette souf­france et d’entrer en résilience afin de tran­scen­der la douleur, la sub­limer pour se recon­stru­ire et avancer sur le chemin de la vie.

L’amour et la souf­france sont deux cris per­ma­nents de l’âme et du corps, deux voix sans cesse en querelle, qui mal­gré toutes les adver­sités qu’elles con­fèrent, cla­ment en nous à chaque instant que nous sommes vivants et c’est à mes yeux le plus impor­tant, quel qu’en soit la finalité.

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C.L. Quelle place occupe la poésie dans votre vie et pourquoi avoir choisi cette forme d’expression ?

S. T. La poésie tient une place pri­mor­diale dans ma vie, elle est comme une pluie douce qui se déverse en moi, une note pré­cise et dis­con­tin­ue que je vis dans mon quo­ti­di­en, un chant d’oiseau, le vent qui se lève, des vis­ages, des silences…

Et si j’ai fait le choix de cette forme d’expression, je dirais que je ne l’ai pas choisie, elle s’est véri­ta­ble­ment imposée à moi, je ne peux trou­ver pour déclamer la force de mes émo­tions et les mes­sages que je veux délivr­er que dans la puis­sance et la beauté de l’expression poé­tique, je suis avec elle dans le roy­aume des mots, dans le chœur de sa chapelle, chaque syl­labe, chaque vers s’enveloppe de musi­cal­ités de nuances, je fais corps avec elle comme elle fait corps avec moi.

Elle est la déesse du lan­gage et je suis sa servante.

C.L. Votre recueil « Trau­mas » se rap­proche davan­tage du théâtre que de la poésie. Pour autant, ces deux formes d’ex­pres­sions sont proches et jouent avec les mots, et les émo­tions du lecteur. Avez vous déjà songé à devenir dra­maturge avant d’être poète ?

S. T. Je suis très émue par votre ques­tion qui appelle tant de réso­nances en moi.

J’y ai songé effec­tive­ment avant d’entrer en poésie et bien plus tard encore, porter mes textes sur une scène théâ­trale, diriger les comé­di­ens aurait été un de mes rêves, mais les cir­con­stances de la vie ne m’ont pas per­mis de réalis­er ce souhait.

C.L. En dépit des por­traits trag­iques que vous présen­tez dans ce même recueil, nous con­sta­tons tou­jours une issue favor­able dans le des­tin de vos pro­tag­o­nistes. Êtes-vous une éter­nelle opti­miste, ou mélan­col­ique comme vous dévoile votre recueil « Hors saisons » ?

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S. T. J’ai foi en la vie, je suis réelle­ment et pro­fondé­ment opti­miste, même si mon recueil « Hors Saisons » révèle une grande mélan­col­ie, elle clame la douleur de la perte, ce moment au cœur duquel la seule émo­tion per­cep­ti­ble était cette infinie tristesse.

La vie est un cadeau et je savoure chaque instant de celle-ci !!

C.L. Clas­sique­ment, en quoi puisez-vous l’in­spi­ra­tion néces­saire à votre exer­ci­ce d’écriture ?

S. T. Je puise mon inspi­ra­tion dans les choses de la vie, mes expéri­ences, ma vie intérieure, mes ren­con­tres, les drames humains.

C.L. Si vous deviez citer un com­pos­i­teur, un poète, un film et un romanci­er ayant mar­qué votre vie, lesquelles choisiriez-vous ?

S. T. Jean Sébastien Bach depuis l’âge de 19 ans pour l’élévation suprême et spir­ituelle de sa musique, il accom­pa­gne tou­jours mon rit­uel d’écriture.

Charles Baude­laire pour sa prose tour à tour sen­suelle et lyrique, grave et envoû­tante. Le maître par excel­lence .Mon pre­mier recueil de poèmes fut un hom­mage à Charles Baudelaire.

Le cer­cle des poètes dis­parus, un film extra­or­di­naire sur la lib­erté d’être soi et de choisir sa voie.

Bar­ry Lyn­don, l’alpha et l’oméga de l’amour dans une atmo­sphère poé­tique et lyrique d’une beauté prodigieuse, le temps est suspendu.

Je ne me lasse jamais de le revoir.

1984 de George Orwell, tout sim­ple­ment sublime.

C.L. À qui des­tinez-vous votre pro­duc­tion littéraire ?

S. T. Je des­tine ma pro­duc­tion lit­téraire à l’homme de ma vie et futur époux David, un grand amoureux de poésie et de l’écriture.

C.L. Vous avez le mot de la fin, quel mes­sage souhai­teriez-vous pass­er à vos futurs lecteurs ?

S. T. Mes recueils sont les vôtres main­tenant, ils fer­ont leur vie dans le miroir de vos vis­ages, de vos mains tour­nant les pages.… Puis­sent — ils accom­pa­g­n­er je l’espère votre désir d’aller tou­jours plus haut dans le cœur de votre être, dans vos réflex­ions, émo­tions qui je le souhaite du fond du cœur ouvriront la porte d’échanges emplis de richesse.

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Ne cessez jamais d’aimer, l’amour c’est la vie.

Ne cessez jamais de lire, d’être curieux la lit­téra­ture c’est la lib­erté et le plus beau sym­bole de fraternité.

Bonne lec­ture à tous !

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Ce que l’équipe des éditions la Compagnie Littéraire en a pensé…

Deux recueils de poèmes et un réc­it vien­nent s’ajouter au réper­toire de la poétesse San­drine Turquier. Dans le recueil L’Andante, les thèmes du désir (Com­plainte au roi…), de l’amour (Ode à notre amour…) et de l’abandon au plaisir char­nel (Con­sume-moi…) sont large­ment abor­dés. Inverse­ment, nous retrou­vons aus­si des textes inspirés du sen­ti­ment d’abandon et de la souf­france, en rai­son de la perte d’une âme sœur (Nun­ca, Rup­ture…). Le recueil Hors sai­son est une cathar­sis axée davan­tage sur le con­cept de la souf­france, dis­til­lé à tra­vers une ving­taine de poèmes.

Sous forme de let­tres des­tinées à leurs bour­reaux, le por­trait d’Agathe et Eliott sont dressés dans le recueil de réc­its nom­mé Trau­mas. Le viol et le drame famil­ial sont dévelop­pés dans ces let­tres cour­tes et poignantes, afin de met­tre en lumière le principe de résilience et d’optimisme face à des épisodes de vie douloureux.

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