Dernière mod­i­fi­ca­tion le 5 novem­bre 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Eulalie Bué, bon­jour, c’est un plaisir de revenir vers vous pour par­ler de votre nou­veau recueil de poèmes inti­t­ulé « Recueil poé­tique, sou­vent obscur, d’une ado » paru en sep­tem­bre 2018 aux édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire. Vous avez ren­con­tré un franc suc­cès auprès du pub­lic présent lors de la soirée « Livres ouverts », organ­isée dans nos locaux. Nous sommes sincère­ment ravis de cette nou­velle ! Quels sou­venirs gardez-vous de cet évène­ment et de vos rencontres ?

Eulalie Bué : J’ai passé un moment mer­veilleux auprès d’autres pas­sion­nés, j’y ai aus­si fait des ren­con­tres inou­bli­ables. Je ne regrette rien et j’espère vite recom­mencer ce genre d’expérience.

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : À seule­ment dix-sept ans, vous achevez votre pre­mier ouvrage et effectuez vos pre­mières dédi­caces auprès d’un pub­lic de lecteurs. Depuis quand avez-vous com­mencé à écrire ? Aus­si, pou­vez-vous nous en dire plus sur les liens que vous entretenez avec cette pas­sion et ce qu’elle vous apporte personnellement ? 

J’ai com­mencé à écrire à l’âge de 14 ans, car à l’école c’était plutôt com­pliqué et cet univers était pour moi une porte de sor­tie… que dis-je ! Une libération…

Eulalie Bué : Ça m’a per­mis de décou­vrir des univers que je pen­sais inex­is­tants donc, même si tout n’a pas tou­jours été tout « rose », je ne regrette rien. Cette pas­sion est ce qui me représente le mieux, c’est ce qui me fait être moi ! Et sans ça, je serais vide…

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Nous savons que cer­tains de vos poèmes ont ger­mé sur les bancs de l’école. Quelles impres­sions avez-vous aujourd’hui, à voir ces derniers fig­ur­er dans votre livre après tout ce temps ? 

Eulalie Bué : Quand j’ai com­mencé à écrire c’était pour extéri­oris­er ma « tristesse », ma « colère », et ma « haine ». Donc voir tous ces sen­ti­ments passés… rédigés dans MON recueil de poèmes, ça ne me laisse pas indif­férente et même si je ne le mon­tre pas spé­ciale­ment, ça me touche profondément.

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Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Pour revenir plus pré­cisé­ment sur votre livre, « Recueil poé­tique, sou­vent obscur, d’une ado » est un ouvrage regroupant l’ensemble de vos poèmes. Vous abor­dez bien sou­vent des thé­ma­tiques som­bres, rat­tachées à la mort, le har­cèle­ment, la mal­adie, le deuil, le tour­ment… Pou­vez-vous présen­ter, avec plus de pré­ci­sions, votre livre à l’attention des lecteurs souhai­tant vous découvrir ?

Mon recueil n’a pas été écrit pour faire « rire » ou encore « ras­sur­er », c’est quelque chose de bien plus pro­fond… chaque poème que ren­ferme mon recueil a été écrit avec mes tripes.

Ce sont des poèmes certes plutôt som­bres comme le porte si bien le titre, mais si pro­fonds et réels. Je sais bien que cer­tains de mes poèmes ne sont pas sim­ples à lire à cause de leur noirceur mais ils décrivent sim­ple­ment des actes réels dans cette triste vie. Donc j’invite les lecteurs souhai­tant s’aventurer dans une « vérité » à lire mon recueil poé­tique, ce sont mes idées et je n’oblige per­son­ne à penser ain­si égale­ment, mais je pense à mon hum­ble avis qu’il est tou­jours intéres­sant de décou­vrir de « nou­velles pen­sées » et un « nou­v­el univers ». Je dirais que sor­tir de son con­fort, c’est ce qui fait d’être courageux !

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Le champ lex­i­cal de la nuit est forte­ment représen­té dans votre plume. Cela sem­ble un canal d’émotion impor­tant pour vous, et a inspiré bon nom­bre de vos poèmes. La nuit est ain­si mag­ique, étoilée, c’est le moment où l’on rêve. Où et com­ment puisez-vous votre inspi­ra­tion dans l’écriture ? Quelle sai­son préférez-vous pour écrire ?

Eulalie Bué : À vrai dire, je n’ai pas vrai­ment de « moments » d’inspiration, ça me vient un peu à n’importe quel moment, dans n’importe quelle sit­u­a­tion, il m’arrive même de me réveiller pour écrire un poème puis de me ren­dormir, donc c’est vrai­ment aléa­toire. Sinon j’aime énor­mé­ment écrire avec une mélodie de piano, cela m’inspire beau­coup. La sai­son où je préfère écrire est sans nul doute le print­emps et l’été car je peux m’évader dans la nature avec mon car­net, m’allonger dans l’herbe et regarder le ciel, cela fait débor­der mon inspiration.

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Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Vous faites sou­vent allu­sion dans vos poèmes à d’intrigantes créa­tures, des amis imag­i­naires rat­tachés à l’au-delà. Pou­vez-vous en dire plus ?

Eulalie Bué : Eh bien depuis ma ten­dre enfance, j’ai tou­jours été plus ou moins soli­taire, et j’avais ten­dance à mélanger réal­ité et imag­i­naire, donc je me fai­sais des « films » si je puis dire. Oui, j’ai eu des amis imag­i­naires et je par­le assez sou­vent d’eux dans mes textes car c’est une manière pour moi de leur ren­dre hom­mage car j’y étais très attachée que ce soit dans mon enfance ou même actuellement.

Où que je sois, on m’a tou­jours con­sid­éré comme « bizarre », car j’avais des idées et des « délires » qui étaient un peu trop dif­férents des autres.

Eh oui, dès qu’on ne ren­tre pas dans le moule dans notre société nous sommes con­sid­érés comme « fous » voire « dan­gereux », ce sont de bien grands mots, mais à mon idée ce sont les plus appropriés.

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Vous êtes la ben­jamine de notre mai­son d’édition et pour­tant cela fait déjà plusieurs années que vous avez entamé l’écriture de ce recueil de poèmes. Avez-vous déjà remar­qué une cer­taine évo­lu­tion dans votre écri­t­ure depuis vos débuts ?

Eulalie Bué : Oui, bien sûr, à mes débuts ils étaient très vio­lents, je dirais, tan­dis que les derniers qui s’y sont rajoutés sont plus philosophiques bien qu’étant tout aus­si tristes. La manière dont je m’exprime dans mes pre­miers textes est très « cash » et vio­lente tan­dis que les derniers sont plus en finesse et en déli­catesse, même si l’idée en soi reste la même.

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Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Vous avez déjà abor­dé avec nous l’idée de votre prochain livre. Cette fois, vous vous lanceriez dans l’aventure d’un roman. Nous sommes curieux de ce nou­veau pro­jet ! Êtes-vous dis­posé à dévoil­er quelques nou­velles au sujet de l’univers que vous préparez ? 

Eulalie Bué : Eh bien oui, je me suis lancée dans un roman qui par­le de per­son­nes pou­vant voy­ager dans le temps… je n’en dirai en revanche pas davan­tage car je ne sais pas quand il sera ter­miné, mais par­al­lèle­ment je con­tin­ue d’écrire des poèmes, donc mon deux­ième ouvrage sera soit l’un soit l’autre, tout dépen­dra de mon inspiration.

Édi­tions la Com­pag­nie Lit­téraire : Nous vous remer­cions chaleureuse­ment Eulalie pour la con­fi­ance que vous avez témoignée envers notre mai­son d’édition. Pour clô­tur­er cet échange, nous vous lais­sons le mot de la fin.

Eulalie Bué : Je remer­cie du fond du cœur toutes les per­son­nes qui m’ont accom­pa­g­né durant la réal­i­sa­tion de ce pro­jet. Et j’espère que ceux qui voudront décou­vrir mon univers obscur seront touchés par la pro­fondeur de mes sen­ti­ments envers mon monde assez com­pliqué mais si poé­tique dans son obscurité.

Mer­ci encore pour tout, et j’ai hâte de voir où mon monde va me men­er par la suite.

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