Raymond Christon évoque dans un roman saisissant la discrimination dans la Recherche

Raymond Christon auteur

Éditions La Compagnie Littéraire : Monsieur Christon bonjour, nous sommes heureux de vous retrouver quelques mois après la sortie de votre nouveau livre, intitulé Chasses Gardées. Cette parution vient parachever votre carrière dans le monde de la recherche, après plus de trente années passées en laboratoire à travers le monde. Pouvez-vous commencer par présenter votre parcours à l’attention de vos lecteurs ?

Raymond Christon : Au terme d’études universitaires à Paris, je suis rentré dans la recherche après avoir fondé une famille et travaillé plusieurs années dans diverses entreprises ainsi que dans l’enseignement public et privé. Ayant acquis à l’université Paris VII un doctorat de nutrition et physiologie cellulaire, j’ai soutenu, après quelques années de recherche, une habilitation à diriger des recherches (HDR).

Mes travaux de recherche ont porté initialement sur l’influence des apports respectifs d’énergie et de protéines sur la santé, puis plus longuement sur l’impact de la qualité des lipides alimentaires sur le fonctionnement des membranes cellulaires, et enfin sur l’endothélium vasculaire et la prévention nutritionnelle des maladies cardiovasculaires.

Éditions La Compagnie Littéraire : Vous expliquez que cette expérience vous a à la fois tout apporté, et en même temps énormément déçu. Cette déception, vous l’avez vécue au plus souvent auprès de vos confrères, dans un climat de harcèlement et de racisme. Vous dénoncez aussi une forme de népotisme. Pouvez-vous nous en dire plus ? Avec le recul, comment vivez-vous ces souvenirs ?

Raymond Christon : En premier lieu, ce qu’il m’a été difficile de vivre c’était l’organisation hiérarchique de la structure de recherche et l’atmosphère de soumission aux volontés du chef qui y régnait.

Très difficile dans ce contexte de mettre en œuvre une recherche liée à une initiative personnelle. Sauf si l’on avait préalablement fait preuve à plusieurs reprises d’obéissance aveugle aux directives du supérieur hiérarchique. Cela d’autant plus lorsque vous n’appartenez pas à la race caucasienne.

Avec le recul, j’ai actuellement le sentiment de ne pas avoir suffisamment combattu ces pratiques, en les dénonçant.

Éditions La Compagnie Littéraire : En lisant votre livre, nous ressentons néanmoins tout l’amour que vous aviez pour votre métier. Aux dépens de ces évènements malheureux, quels sont les meilleurs souvenirs, à la fois humains et professionnels, que vous gardez de votre carrière ? Pourquoi ne pas avoir quitté le monde de la recherche et à quoi vous rattachiez-vous pour subsister dans ce climat ?

Raymond Christon : Puisqu’ils répondent bien à ma curiosité naturelle, les travaux de recherche m’ont passionné dès le début. Il s’agit d’un travail collectif au sein d’une équipe, dont la réalisation nécessite l’engagement individuel de chacun et un esprit sportif auquel j’adhère complètement. J’ai par conséquent avancé en fermant les yeux sur les aspects négatifs, trouvant appui et reconnaissance tantôt chez certains collègues ou collaborateurs, tant en France même qu’à l’étranger.

Éditions La Compagnie Littéraire : À qui adressez-vous votre livre ? Quelles réactions souhaitez-vous déclencher chez le lecteur et quel message souhaiteriez-vous adresser aujourd’hui au monde de la recherche ?

Raymond Christon : Ce livre est avant tout une dénonciation de pratiques discriminatoires principalement dues au népotisme ambiant mais également celles liées au racisme.

Le népotisme s’accompagne d’œillères et d’injustices. Il tue l’esprit d’ouverture, limite les initiatives et par conséquent freine la recherche.

Éditions La Compagnie Littéraire :  Nous avions fait un choix audacieux lors de la création de votre couverture en raison de son originalité vis-à-vis du sujet traité. Vous avez pourtant accepté ! Elle représente votre idée que l’homme est un loup pour l’homme, en référence à votre citation « Homo homini lupus est ». Quel accueil avez-vous eu chez vos lecteurs sur cette édition ?

chasses gardees
La couverture du livre de Raymond Christon – Raymond Christon

Raymond Christon : Accueil généralement très positif.

Éditions La Compagnie Littéraire :  Avant de vous quitter pour aujourd’hui, nous tenions à vous remercier chaleureusement pour tous ces échanges constructifs durant le processus d’édition, ainsi qu’à l’attention que vous avez portée à notre travail et à la Compagnie Littéraire. Nous vous laissons le mot de la fin.

Raymond Christon :Je suis très content (et satisfait) d’avoir été édité par une maison d’édition attentive et dynamique.

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