Dernière mod­i­fi­ca­tion le 5 novem­bre 2022 par La Com­pag­nie Littéraire

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Mon­sieur Chris­ton bon­jour, nous sommes heureux de vous retrou­ver quelques mois après la sor­tie de votre nou­veau livre, inti­t­ulé Chas­s­es Gardées. Cette paru­tion vient parachev­er votre car­rière dans le monde de la recherche, après plus de trente années passées en lab­o­ra­toire à tra­vers le monde. Pou­vez-vous com­mencer par présen­ter votre par­cours à l’attention de vos lecteurs ?

Ray­mond Chris­ton : Au terme d’études uni­ver­si­taires à Paris, je suis ren­tré dans la recherche après avoir fondé une famille et tra­vail­lé plusieurs années dans divers­es entre­pris­es ain­si que dans l’enseignement pub­lic et privé. Ayant acquis à l’université Paris VII un doc­tor­at de nutri­tion et phys­i­olo­gie cel­lu­laire, j’ai soutenu, après quelques années de recherche, une habil­i­ta­tion à diriger des recherch­es (HDR).

Mes travaux de recherche ont porté ini­tiale­ment sur l’influence des apports respec­tifs d’énergie et de pro­téines sur la san­té, puis plus longue­ment sur l’impact de la qual­ité des lipi­des ali­men­taires sur le fonc­tion­nement des mem­branes cel­lu­laires, et enfin sur l’endothélium vas­cu­laire et la préven­tion nutri­tion­nelle des mal­adies cardiovasculaires.

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Vous expliquez que cette expéri­ence vous a à la fois tout apporté, et en même temps énor­mé­ment déçu. Cette décep­tion, vous l’avez vécue au plus sou­vent auprès de vos con­frères, dans un cli­mat de har­cèle­ment et de racisme. Vous dénon­cez aus­si une forme de népo­tisme. Pou­vez-vous nous en dire plus ? Avec le recul, com­ment vivez-vous ces souvenirs ?

Ray­mond Chris­ton : En pre­mier lieu, ce qu’il m’a été dif­fi­cile de vivre c’était l’organisation hiérar­chique de la struc­ture de recherche et l’atmosphère de soumis­sion aux volon­tés du chef qui y régnait.

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Très dif­fi­cile dans ce con­texte de met­tre en œuvre une recherche liée à une ini­tia­tive per­son­nelle. Sauf si l’on avait préal­able­ment fait preuve à plusieurs repris­es d’obéissance aveu­gle aux direc­tives du supérieur hiérar­chique. Cela d’autant plus lorsque vous n’appartenez pas à la race caucasienne.

Avec le recul, j’ai actuelle­ment le sen­ti­ment de ne pas avoir suff­isam­ment com­bat­tu ces pra­tiques, en les dénonçant.

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : En lisant votre livre, nous ressen­tons néan­moins tout l’amour que vous aviez pour votre méti­er. Aux dépens de ces évène­ments mal­heureux, quels sont les meilleurs sou­venirs, à la fois humains et pro­fes­sion­nels, que vous gardez de votre car­rière ? Pourquoi ne pas avoir quit­té le monde de la recherche et à quoi vous rat­tachiez-vous pour sub­sis­ter dans ce climat ?

Ray­mond Chris­ton : Puisqu’ils répon­dent bien à ma curiosité naturelle, les travaux de recherche m’ont pas­sion­né dès le début. Il s’agit d’un tra­vail col­lec­tif au sein d’une équipe, dont la réal­i­sa­tion néces­site l’engagement indi­vidu­el de cha­cun et un esprit sportif auquel j’adhère com­plète­ment. J’ai par con­séquent avancé en fer­mant les yeux sur les aspects négat­ifs, trou­vant appui et recon­nais­sance tan­tôt chez cer­tains col­lègues ou col­lab­o­ra­teurs, tant en France même qu’à l’étranger.

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : À qui adressez-vous votre livre ? Quelles réac­tions souhaitez-vous déclencher chez le lecteur et quel mes­sage souhai­teriez-vous adress­er aujourd’hui au monde de la recherche ?

Ray­mond Chris­ton : Ce livre est avant tout une dénon­ci­a­tion de pra­tiques dis­crim­i­na­toires prin­ci­pale­ment dues au népo­tisme ambiant mais égale­ment celles liées au racisme.

Le népo­tisme s’accompagne d’œillères et d’injustices. Il tue l’esprit d’ouverture, lim­ite les ini­tia­tives et par con­séquent freine la recherche.

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Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire :  Nous avions fait un choix auda­cieux lors de la créa­tion de votre cou­ver­ture en rai­son de son orig­i­nal­ité vis-à-vis du sujet traité. Vous avez pour­tant accep­té ! Elle représente votre idée que l’homme est un loup pour l’homme, en référence à votre cita­tion « Homo homi­ni lupus est ». Quel accueil avez-vous eu chez vos lecteurs sur cette édition ?

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La cou­ver­ture du livre de Ray­mond Chris­ton — Ray­mond Christon

Ray­mond Chris­ton : Accueil générale­ment très positif.

Édi­tions La Com­pag­nie Lit­téraire : Avant de vous quit­ter pour aujourd’hui, nous tenions à vous remerci­er chaleureuse­ment pour tous ces échanges con­struc­tifs durant le proces­sus d’édition, ain­si qu’à l’attention que vous avez portée à notre tra­vail et à la Com­pag­nie Lit­téraire. Nous vous lais­sons le mot de la fin.

Ray­mond Chris­ton :Je suis très con­tent (et sat­is­fait) d’avoir été édité par une mai­son d’édition atten­tive et dynamique.

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