Vincent Blénet alias l’Archimandrite Ténébreux revient pour un nouvel ouvrage : De feux et d’encres

de feux et d'encres

Vincent Blénet signe aux éditions la Compagnie Littéraire – Paris son 15e ouvrage : De Feux et d’Encres. Mais qui est donc celui qu’on appelle l’Archimandrite Ténébreux ?

Éditions la Compagnie Littéraire : On remarque que votre état d’esprit a évolué entre votre précédent ouvrage Gazhell et De Feux et d’encres, pouvez-vous nous en dire plus ?

Vincent Blénet : Dans Gazhell, j’évoquais l’érotisme et ici j’évoque le deuil. Le deuil de ne pas pouvoir toujours m’exprimer comme je le voudrais. Par exemple, quand je poste sur les réseaux sociaux certaines publications, les réactions sont très virulentes. On m’insulte alors que j’essaye seulement de « renvoyer » ce qu’on me renvoie. Le problème, à l’heure actuelle, c’est qu’on passe son temps à glorifier les voyous. J’ai trop de rage enfouie en moi. Au fil des années, à force d’avoir accumulé de multiples souffrances, traumatismes et énormes frayeurs terrifiantes. Mon psychisme a stocké tout cela, et depuis j’ai un besoin compulsif d’exprimer et extérioriser tous ces chaos, permettant d’affronter le monde actuel. Lorsqu’on m’avait bousillé effroyablement, personne mais vraiment personne n’a jamais voulu prendre ma défense ni croire en ce qu’on m’avait fait subir, et infligé sans vergogne avec une arrogante désinvolture sadique. Parfois lorsque j’écris une réflexion poétique ou sarcastique trash, j’exorcise un TROP plein de mes fureurs & tourments qui me HANTENT. Mais désormais, depuis quelque temps, au fur et à mesure que j’évolue dans ma vie, je commence à cibler davantage mon message, ce qui se retrouve dans mes derniers livres. Lorsque j’accuse mon environnement et le monde entier, j’affine la provocation et l’attaque afin d’éviter que les lecteurs se noient dans les débordements de mes outrances et autres excès qui fleurissent souvent dans ma prose littéraire !

Vincent Blénet et Catherine Meylan

Avoir été confronté à la mort, la folie et beaucoup de remises en question, cela m’a permis de reconduire ma vie et de reconstruire ma plume de ses faiblesses et ses cendres. À chaque ouvrage publié je grandis et je m’aventure vers des thèmes plus sociaux et humains. J’ai arrêté d’essayer d’interpréter un prêtre apocalyptique outrancier, lequel jugeait les gens sans comprendre le pourquoi ni sans avoir traversé les blessures auxquelles beaucoup de personnes sont confrontées chaque jour. J’ai appris à vivre au milieu des gens et j’y ai pu enrichir mes inspirations, ce qui se reflète dans mes recueils. Même si je n’ai pas d’estime envers moi-même, que je ne me considère pas comme un être humain, faute d’avoir payé mes souffrances par une forme de mort institutionnelle. En effet, je ne bénéficie jamais de joies humaines (exemple, ressentir le désir érotique dans les bras d’une jolie femme, sans avoir à taxer une passe à plus de 150e l’heure…). Je me dois de faire ma vie, même élimée, au sein de ce monde et autour des gens. Mais il est clair que parfois je me sers de mon écriture afin de me venger et aussi me détruire envers cette existence qui m’a dérobé toute vie et autre expérience de la vie. Et je reconnais que souvent, ça me plaît de faire peur à l’assistance, en reflétant ce à quoi les gens de cette société ont la terreur de subir, alors qu’avec moi, ils m’y ont plongé dedans avec jouissance et sans remords.

Le livre De Feux et d’Encres marque une nouvelle page après les 20 ans de mon incarcération en psychiatrie, car l’écriture est ma Vie, elle s’est mélangée avec de la souffrance. Donc au lieu de « de feux et de sang » c’est plutôt « De Feux et d’Encres ». Chacun des chapitres de ma vie est un titre d’un de mes ouvrages. Comme un aperçu des miroirs dans mon labyrinthe émotionnel, au parcours d’existence perdue. Dans la Vie, on nous rabâche, quasiment on nous ressasse inlassablement même, d’avancer sur le fil du rasoir de la Vie. Alors au fur et à mesure que j’ai engraissé mon âme, mon psychisme & mon subconscient, des coups de battes cloutées par les trimards de la modernisation du système. J’ai progressé, oui oui… Des Ténèbres énigmatiques, j’ai avancé dans l’enfer chaotique. Un enfer dévastateur d’une jungle sociale populiste aux Tweets fascistes de la monar’CHIE’ conformiste. De l’ombre à la brutalité des flammes carcérales psychotiques, sous la dictée hallucinogène des FOUS que sont les gens de cette société. Vivre caché, puis vivre exhumé dans le Blasphème ? La question est de savoir comment mesurer l’ensemble du tableau. L’écriture & la souffrance, De Feux et d’Encres…

Éditions la Compagnie Littéraire : De Feux et d’encres est un titre plutôt original, comment l’avez-vous trouvé ?

Vincent Blénet : Le feu, c’est la souffrance intérieure, la colère, mais en même temps la tristesse que je ressens au quotidien. Celle qui me ronge un peu plus chaque jour. L’encre, c’est mon sang, c’est l’écriture. Celle qui m’aide à m’affirmer et celle sans qui je ne suis rien. Le feu est immortel, dans le sens où il dévore sans tuer dans l’instant. L’encre (l’écriture) est le témoin expressionniste de notre Histoire, celle qui va traverser le temps, les divers siècles progressivement. Elle est une forme d’éternité, une immortalité ouverte dans les couloirs des époques qui se suivent mais ne se ressemblent pas.

Chaque titre de mes livres est un résumé et une étape marquante dans mon cheminement de vie personnelle. Exemple : « Chroniques des Ténèbres » c’est lorsque j’étais introverti dans la souffrance, le silence obscur & la romance excessive. Mais aussi une fenêtre sur la honte d’être et le repli envers toutes émotions humaines, si épineuses & empoisonnées. « Play@Vif » lorsque j’étais dans les excès violents et malsains, plus les périodes de deuils (mort de mon père, de ma grand-mère ensuite). L’autodestruction & le désir suicidaire extrême. « Cieux FM » lorsque j’étais en pleine émergence chaotique dans le tourment infernal de la Vie humaine contemporaine. La négation d’exister, quasi destructrice, voire une défiance ironique & provocatrice envers la Vie. « Gazhell » était mon cri d’amour désespéré adressé aux filles, avec l’espoir qu’elles soient émues et qu’elles consentent à partager du désir sensuel avec moi. Ce livre était également une référence à mon évolution d’humain. Dans cet ouvrage j’ai admis accepter, vouloir férocement même, de l’érotisme, sans avoir honte de l’exprimer gaiement. Mais également évoquer sans peur la présence de l’enfer et de mes démons autour. « De Feux et d’Encres » c’est mon ouvrage philosophique & poétique. Dépressif et plus mature sur ma solitude, enfermé dans une ville où il y a beaucoup de cons grégaires et sectaires. Mais aussi sur la dictature de l’argent, l’acceptation de ma schizophrénie. C’est aussi un nouveau livre revendiquant ce que je suis, un ÉCRIVAIN. Ce livre incite également à résister contre le dictat des codes modernistes de la mode imposés par l’industrie médiatique à trimards NRJ12. Être soi sans avoir peur des clones stupides, oser s’affirmer à travers sa propre « différence ». Ce quinzième livre est un léger écho à mon premier ouvrage « Je Suis Mort En 1999’ qui annonçait mon décès de jeune garçon innocent vers les Enfers de l’oubli des Terres humaines. Un ouvrage littéraire, qui fait office de prémices d’écrivain, sur un sacrifice d’enfant. Celle d’une enfance scarifiée à vif, mon enfance…

De feux et d'encres

Il est vrai qu’au fil de mes récentes publications, l’écriture m’a soigné, elle a fait grandir mon approche littéraire, ainsi que mes observations. Lorsque j’ai entamé l’écriture de « Cieux FM » je me suis mis en mode investigation, comme un journaliste enquêteur. J’ai approché diverses personnalités, divers milieux sociaux, afin de regarder le monde qui nous entoure à travers leurs « regards singuliers » tout en restant à côté d’eux. Qu’il s’agisse de sans-abri, de commerçants, serveurs, ou encore de clients BCBG, chacun reflétait & incarnait un symbole équivoque ou paradoxal à l’image actuelle de notre système sociétaire. Pour « Cieux FM » j’ai cherché cette observation, investigation comportementale pour écrire une meilleure retranscription mélangée avec mon style, ainsi que l’évolution créative et sarcastique de mes punchlines. Avec « Gazhell », outre la révélation érotique & la poétique de l’enfer, cet ouvrage fut une véritable guérison psychologique. En effet j’ai trop longtemps été victime de phobies maladives (voire terrifiantes dans ma pathologique à consonance schizophrénique), à parler ouvertement, humainement, sociétairement, spirituellement, sans avoir de crainte ni d’effroi des deux thématiques de ce livre, à savoir l’enfer & le sexe. Parler librement de mon désir avec les filles, telles des déclarations passionnelles et enflammées, mais surtout d’avoir pu aborder de manière artistique et posée le sujet qu’est l’enfer éternel, Lucifer (le Lux Ferre, ange de feu), cela m’a permis à titre spirituel de vivre en paix, loin des guerres mentales et dogmatiques dont certains intégristes catholiques, croisés dans mon parcours de Foi, sont embrigadés. Avec « Gazhell » j’ai pu être exorcisé vers une vie plus normale & humaine dans mon quotidien. Désormais j’ai compris même davantage à accepter notre côté sombre, pour mieux cohabiter avec et vivre en harmonie, plus lucidement dans ce monde terrestre, avec les autres. Je ne vois plus le Diable avec une vision pharisienne dogmatique, comme une Bête iconique de nombreuses messes noires. Aujourd’hui j’ai poussé plus loin et raisonnablement ma réflexion, à savoir que Lucifer fait partie de la Genèse, il est celui qui garde les Enfers, celui-là même qui nous rappelle à l’ordre et qui nous apprend à ne pas suivre son exemple. Les véritables fautifs, les vrais êtres capables de bien et de mal, ce sont nous-mêmes, les êtres humains, qui choisissons le cheminement de nos vies.

Et puis, chacun de mes ouvrages est une réponse aux émotions traversées durant l’écriture & l’état d’esprit du précédent recueil publié. Chaque livre est une évolution, mais également une interrogation, logique suite à un développement intérieur ressenti et en mouvement de vie. « De Feux et d’Encres » est une étape suivante à « Gazhell ». Après m’être ouvert et déclaré mes sentiments érotisés envers ces Belles Demoiselles, ainsi qu’une nouvelle progression, franchie dans mon cheminement de Foi, ma spiritualité écorchée et dans mon parcours de guérison psychique. « De Feux et d’Encres » poursuit l’aventure de la vie parmi les autres.

ll nous hérisse le poil, il fait grincer les dents de ses plus fidèles, il écorche une fois de plus nos certitudes bien-pensantes, jusqu’au premier sang de l’innocence, pas de merci, pas d’oubli, l’Archimandrite nous entraîne ici encore dans les Abysses infinis de ses cauchemars, jeux de rôle, jeux de pouvoir, jeux érotiques amers et contre tous…

Éditions La Compagnie Littéraire :  Finalement, à travers ces textes, quel est le message que vous voulez faire passer ?

Vincent Blénet : C’est un condensé de réflexions, d’analyses autour de diverses problématiques comme le mercantilisme, et la tendance actuelle à toujours surconsommer. J’y évoque mes regrets artistiques, et je m’y dévoile en montrant mon côté humain, comment je vis les carences humaines. Quand on est privé de tout, ça joue sur la foi. On est soumis au chaos. Il y a également ce que j’ai nommé « la démocratisation de l’Hérésie », en ce sens qu’autrefois nos vices pouvaient nous conduire au Bûcher inquisiteur. Désormais nos vices les plus intimes sont devenus des promesses marketing, lucratives aux entreprises les plus perfides en quête de rentabilités compétitives sur le Marché Boursier. Avant il nous fallait prier le Pardon des Cieux, aujourd’hui nous pouvons assouvir nos Péchés les plus sordides à travers le paiement bancaire PayPal sans limites. Le Monde actuel innove et incite l’être humain à devenir un Dieu, dont la finance est une louange, voire une église. Pareil pour ce qui est des excès, de la débauche et des actes illégaux, afin d’attiser les profits et autres mentalités opportunistes.

Même constat désastreux en ce qui concerne la sexualité. Pour moi, faire l’amour avec sa partenaire c’est échanger des gestes tendres, conjuguer des sentiments & multiples émotions pures, charnelles. Aujourd’hui il nous est impossible de ressentir cela sans avoir recours à rétribuer des actes mercantiles et commercialisation de notre humanité la plus essentielle. L’Argent domine la Vie, l’Humain, le Cœur et la Raison. Ce constat tragique et dépressif m’a poussé à rendre ma plume et ma vision d’écrivain plus incisive et tranchante envers le monde qui se présente à mes yeux. J’y ai exprimé une absence d’espoir, un deuil envers la Foi en la Vie. Si vous ressentez une douleur, automatiquement vous criez « aïe ». Eh bien ce recueil est un cri envers mon existence et ses regrets. Ce livre est également un aperçu sur l’ensemble de tourments qui m’habitent, alors que j’essaie de progresser dans mon cheminement de vie avec les gens et la société. C’est pourquoi l’aspect sombre illustre mes tragiques verbes, parfois trop répétitifs lorsque je dialogue avec mes amis.

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Ce nouvel ouvrage poursuit la réflexion du précédent, tout en apportant une triste réponse, mais une continuité à attendre. Les thèmes de ce livre sont la dépression & les blasphèmes. Dépression neurasthénique d’être cloué inlassablement dans une ville que je connais par cœur. Une ville qui me rappelle de nombreux souvenirs traumatisants, entre harcèlements scolaires, enfermements psychiatriques et morts de nombreuses personnes autour de moi. Pour ce qui est du blasphématoire, il ne s’agit en aucun cas de défiances contestataires hérétiques gratuites à l’égard du Bien !!! Certes, j’ai un peu gratiné Notre Papa Dieu, j’avoue, mais c’était par rapport à ma vision pessimiste du Créateur, celui que j’accusais de n’avoir jamais écouté mes prières et mes appels au secours face aux coups subis dans les collèges. Clairement « De Feux et d’Encres » est une illustration de ce que j’appellerais « le blasphème institutionnel », dans le sens qu’ici à Montpellier, si vous n’êtes pas vêtu de fringues de marque à la mode, qui coûtent un bras, vous êtes indésirable à cette société. Ici, il faut ressembler à des stéréotypes de téléréalités vulgaires, à des voyous de banlieues raccaillisées, avec des mentalités d’hypocrites, d’opportunistes arrivistes, et d’intérêts. Par contre, si vous avez le malheur ou l’audace d’être vous-mêmes, d’être sensible, honnête, gothique ou contre-culture NRJ12, Artiste singulier, etc. Vous serez jugé, exclu, brûlé, condamné et rejeté d’emblée car la différence n’est pas acceptée (voire assumée dans l’esprit des contemporains montpelliérains). Ici la différence tue, elle assassine, stigmatise et restreint toute humanité possible et envisageable (impossible d’être aimé par une fille & de coucher tendrement avec elles sans avoir à payer 150e une passe, ça c’est mon triste sort, désolé pour le narcissisme personnel).

J’ai fait une conclusion à force de ne voir que de sordides mentalités et attitudes désinvoltes, en effet la philosophie aryenne d’un idéal d’être suprême, supérieur à la norme, cette philosophie a toujours séduit l’humain. L’Histoire est jonchée de tyrans à la conquête du Pouvoir, la richesse et la « Déification » par l’ensemble des populations. Cela a traversé les âges, nous avons illustré les époques par de multiples guerres sanglantes. Certaines à cause de la Religion, d’autres à cause d’idées politiques, d’autres pour conquérir des Terres ou Royaumes. Nous sommes tous quelque part nos propres bourreaux, nos exécuteurs d’époques. Nous sommes des capricieux, des convoiteurs, des impatients. Nous avons plus fait de guerres que de partages. Aujourd’hui l’objet de nos guérillas est la manne de l’Argent. Nous avons toujours cherché à être des empereurs puissants. Les politiciens de nos jours sont des brigands illusionnistes qui manipulent comme des cartes de poker les émotions de leurs partisans. Tout n’est qu’un jeu, jeu de votes, jeux d’immunité parlementaire, jeux de Royauté. Les gens sont fascinés par des célébrités pleines aux as, des people à l’image parfaite sur Photoshop. Les gens de pouvoir sont plus écoutés et influents que des artistes, des personnes concernées sur la planète et les Animaux, etc. la dictature ne s’est pas limitée aux symboles de la Faucille & Marteau Bolchéviques ou encore de la Swastika aryenne, le despotisme existe toujours, il se manifeste secrètement en évoluant avec nos vices à travers diverses époques. Notamment la domination de l’argent et la hiérarchisation des gens. Actuellement on place encore les faibles au milieu des faibles, les handicapés loin avec d’autres handicapés, les gros avec des obèses et ainsi de suite. Si vous observez bien, dans notre société, ceux qui ont plus d’argent auront une meilleure écoute, prise en charge, alors que si vous êtes fauché, on vous lynche, on vous gaze et on vous chie dessus en vous crachant de l’irrespect à la figure. D’où la texture agressive de mon vocabulaire de vie.

De feux et d’encres, un recueil de nouvelles qui ne laisse pas indifférent…

Éditions La Compagnie Littéraire : Dans votre recueil de texte, il y en a un dont le titre a tout particulièrement attiré notre attention, il s’agit de « #Hell36 », pourquoi ce titre ?

Vincent Blénet : Tout simplement parce que j’ai écrit cet ouvrage à mes 36 ans, et que 36 ans c’était pour moi un pas de plus vers la maturité… Pourtant, je n’arrive plus à toucher l’espoir, pas de rêves, rien. Tout ce que je vois, c’est la noirceur permanente du monde. Le terrorisme effrayant et catastrophique qu’est cette frustration sexuelle d’avec de jolies femmes, sans avoir à devoir payer une passe à 150e de l’heure. J’ai pris l’habitude depuis mes trente-trois printemps d’illustrer mon âge avec des métaphores amusantes. Par exemple « 33 ans, c’est l’âge de Jésus-Christ », «  34 ans, c’est l’âge du pastis dans le sudiste montpelliérain », « 35 ans, âge des syndicats CGT, avec les 35 heures des fonctionnaires », puis à « 36 ans, j’entrais aux quais des Orfèvres »… Maintenant à « 37 ans, je suis avec Béatrice Dalle, car 37 degrés le matin »….

Mais pour revenir au titre de ce texte, j’ai baptisé « Hell36 » en raison d’un mariage entre mon évolution « mature » dans ma vie, avec ce fameux « Quai des Orfèvres ». Probabilité d’une routine acceptée et paradoxalement contestée, mais assumée. Ainsi que l’idée industrielle d’une entrée dans un enfer, symbolisée par un statut de « Vaillant soldat » plongé dans une réalité de vie glacée, où les illusions positives d’une enfance sont vite déchantées et laissent place à un désenchantement cynique et sarcastique. Ce titre fait office d’ouverture au lecteur avant l’analyse de Catherine Meylan, puis enfin le lecteur peut ainsi entrer dans l’univers fragilisé de ce livre. Ce titre est,  pour mon parcours d’écriture & de vie, assez symbolique car je grandis encore plus avec ces étapes que je franchis lentement, mais progressivement.

J’aimerais ajouter une jolie évolution dans la progression de mon écriture. Je la dois à deux amis portiers du night-club où j’ai la plupart du temps écrit « #DeFeuxetdEncres ». Ils m’ont expliqué et appris à tempérer les débordements et exagérations lorsque je rédige un texte afin d’éviter que les lecteurs soient trop désarçonnés, voire déshydratés par ma prose. En effet, ils m’ont fait comprendre que la teneur de mes livres est complexe car moi je suis dans mes pensées et je ne réalise pas que le lecteur n’est pas dans ma tête. Aussi je dois simplifier les mots afin de rendre plus accessibles toutes mes écritures. Alors, lorsque j’ai rédigé « #Hell36 » j’ai fait de mon mieux pour préparer le lecteur à entrer dans mon univers littéraire singulier. Désormais pour le prochain livre en cours d’écriture, je suis à l’affût d’écrire en douceur afin que les lecteurs puissent être davantage en connexion avec ma plume. Je remercie fortement ces deux-là, Mehdi & Christian pour m’avoir permis de grandir dans mon cheminement d’écrivain. Certains n’en sont pas conscients, mais ces deux hommes sont de vrais philosophes, pleins de sagesse.

Éditions la Compagnie Littéraire : Dans De Feux et d’Encres, il y a une invitée qui nous fait partager ses poèmes. Qu’est-ce qui vous avez amené à faire participer Régine Fournon-Gohier à votre ouvrage ?

Vincent Blénet : Je l’ai rencontrée au Salon du livre de Figuerolles. Elle est auteur de romans psychologiques et nous avons sympathisé. Elle a écrit un poème sur moi qui m’a profondément touché et je lui ai demandé par la suite de composer un texte sur les anges. Nous nous entendons à merveille avec Régine, elle est très gentille et je suis très touché qu’elle ait accepté d’avoir prêté sa plume en guest dans ce nouveau projet littéraire. J’espère l’inclure dans mes prochains recueils publiés chez « La Compagnie Littéraire ».

Je garde un bon souvenir du salon de Figuerolles, même s’il reste difficile de vendre des livres à l’heure actuelle. Les gens ne lisent plus ou vont plutôt acheter les témoignages des stars de la téléréalité ou des biographies de politiques. Maintenant si on regarde le fonctionnement de l’industrie littéraire c’est l’usine à fric. Les livres ne sont plus l’expressionnisme d’un auteur, mais un banal produit à vendre à gogo pour faire de la rentabilité massive et… du Buzz dans la presse à gogo (ou à gogols).

regine fournon gohier

Mais HEUREUSEMENT, ma véritable maison d’édition & mon éditrice de cœur, « La Compagnie Littéraire » & Monika Kliava, m’ont toujours soutenu et ont continué à publier mes livres. J’en suis extrêmement fier et heureux car ils sont les meilleurs, vraiment. Ils sont très à l’écoute de l’auteur. Ils l’accompagnent dans chaque étape de l’accouchement littéraire. Les auteurs sont vraiment pris en compte, ils décident comment le livre sera (ce qu’on nomme au cinéma : « le final cut »). L’éditrice Madame Kliava est là pour soutenir ses auteurs ainsi que les conseiller pour mieux faire déployer la plume et l’ouvrage aux lecteurs. C’est un travail commun, en duo artistique, en effet mon éditrice est également auteur, donc elle nous comprend davantage en tant qu’écrivains & artistes. Je les aime beaucoup, ils font des merveilles et des magies avec mes recueils littéraires.

 

Éditions La Copagnie Littéraire : Avez-vous d’autres des projets littéraires en cours ?

Vincent Blénet : Oui, j’ai commencé à écrire des petites proses, des pensées de nuit. Un genre de réflexions et de notes comme des rencontres lorsqu’on s’aventure hors de chez soi. Entre poésie et confidences autobiographiques. Avec Régine Fournon-Gohier nous envisageons de faire un projet de livre ensemble. Ensuite j’ai déjà un fichier de lyrics philopoétiques en anglais en attente. Pas nécessairement pour tout de suite, mais en stand-by.  Et mes notes seront dans ce nouveau projet. Pour l’heure actuelle tout ce que je peux révéler c’est le titre du futur ouvrage, ce sera « 666 Nuances de Braises »

Éditions la Compagnie Littéraire : Si oui, qui aimeriez-vous faire participer à votre prochain livre en « guest » ?

Vincent Blénet : Alors ça c’est la question à un million d’euros hahaha… si j’avais l’opportunité de présenter mes textes à des figures de la Littérature qui m’inspirent et qui sont encore de ce monde. Hélas, Mr Baudelaire & Mr Shakespeare ne sont pas très accessibles ni joignables. Mais s’il m’était possible, j’aimerais beaucoup qu’Anne Rice, Angela White, et Chuck Palahniuk, pour ne citer que trois des personnalités qui m’émeuvent encore à ce jour. J’aimerais que ces trois-là puissent poser quelques mots en invités guests. Ça serait magique, vraiment.

Éditions La Compagnie Littéraire : Tous ceux qui vous connaissent trouvent que vous avez l’âme d’un grand personnage. N’avez-vous jamais essayé de vous lancer dans d’autres types d’activités artistiques que l’écriture ?

Vincent Blénet : Avec un ami, nous avons créé un duo musical. Nous avons écrit et chanté nos lyrics sur des instrus trouvés sur YouTube. On a enregistré nos voix avec nos téléphones portables, puis mon pote a superposé les chants avec la musique. Notre duo se nomme « DHELLBOR » et le concept qu’on a exploité parlait des Sept Péchés capitaux. On a pu faire de la musique en mode système-D. J’ai adoré cette expérience, et nous avons créé nos morceaux pendant que j’étais dans les longues étapes de publication avec « De Feux et d’Encres ». J’aime bien chanter mais en amateur, comme un hobby créatif. J’adore jouer avec les mots et je suis très heureux d’être un écrivain. L’écriture est le plus merveilleux Don que la vie m’a offert, et je dirais même (à titre perso, en tant que croyant), l’écriture est le plus doux des cadeaux que Dieu m’a offerts.

Faire divers petits projets artistiques me plaît, mais je ne cherche pas à me diluer massivement, telle une hydre médiatique, pour passer dans toutes les promos Thénardier. Les gugus qui font des disques commerciaux, puis s’incrustent dans les films et inondent les librairies de leurs ragnagnas people à scandale branlette, ça n’est pas dans mes objectifs. Ce qui est important, pour ma part déjà, c’est d’être fidèle envers son univers artistique. Bien sûr, il faut faire évoluer son monde, le faire grandir et progresser. Mais déjà se construire un bateau d’artiste et bien naviguer sur la rivière de la vie avec son caractère, sa propre personnalité et son inspiration à soi, singulière et authentique. Être soi même, c’est également un des messages de cet ouvrage « De Feux et d’Encres ».

Éditions la Compagnie Littéraire : Si demain vous pouviez vous découvrir un « talent caché », vous aimeriez que ce soit lequel ?

Vincent Blénet : Grand séducteur, irrésistible, de ces belles demoiselles, charmant partenaire de nuits torrides et chouchou de la délicieuse & si jolie Angela White…

Un dernier mot pour les lecteurs ?

de feux et d'encres
La couverture du livre de Vincent Blénet : De Feux et d’Encres

Vincent Blénet ; j’aimerais rendre louange à quelques personnes qui aident beaucoup d’entre nous, auteurs de l’ombre et autoédités. Il s’agit de Mr Frédéric Candian pour son média « L’Ami des Auteurs », ce dernier n’hésite pas à faire connaître bon nombre d’écrivains, snobés par les médias mainstream, tous capricieux et élitistes pour faire partager l’info. Il y’a aussi le Journal « Le Nouveau Montpellier », média ouvert à tous et à toutes formes d’expressionnisme. J’y remercie fortement Mr Fessoil Abdou & Alexia Point. Mais également une légion de cierges de remerciements à Mr Thierry Arcaix pour son immense soutien avec le « Salon du Livre et des Arts de Figuerolles ». Et aussi à Mlle Marielle Beauquier pour son aide avec le « Salon du Livre de Viols-Le-Fort »…

Derrière un livre, un disque, ou n’importe quelle autre œuvre créative, il y a un témoignage de vie. Un aperçu d’un cœur blessé, écorché ou joyeux. Mais surtout derrière une expression artistique (livre, chanson, disque, BD et autres) il y a un être humain qui se dévoile et qui révèle ce qu’il y a de sensible en lui. Alors que nous sommes dans un cirque carnavalesque de starifications via des Tweets, des likes, des abonnements… mais ce ne sont que des chiffres, des statistiques froides. On peut liker sans écouter, ni ressentir, ni comprendre. Souvent on like à cause du charisme d’une star ou d’un entrain général car à force de boire les soupes à audimat, on finit par devenir le mouton du troupeau de moutons. Même si celui qui prête l’oreille ou son regard envers nos créations, celui-ci n’est pas enthousiaste sur notre œuvre. Ce n’est pas grave, nous demandons juste qu’on respecte notre plume, nos voix et nous cherchons juste à parvenir à exister dans le cadran de la vie. Personnellement, je ne cherche plus à aller vers des « Charts », mais plutôt à pouvoir exister tranquillement dans mon coin et continuer à écrire. Et si je peux être lu, c’est magique. Je suis dans une optique de faire voyager mon écriture, la faire VIVRE, sans accaparer tout le « fromage », juste être là dans la vie. Bien que je sois assigné dans Montpellier, si mes écritures, elles, elles peuvent voyager au-delà des frontières, exister dans le cadastre des Œuvres créatives & artistiques, ça serait le top du top…

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