Michel Stab et son conte de fées Pérégrinations : texte et illustrations

Les contes ont cette image faussement établie d’être réservés aux enfants. Ils se révèlent parfois bien plus mûrs et profonds qu’ils ne le laissent présager. Avec son premier ouvrage intitulé « Pérégrinations », Michel Stab invite ses lecteurs à suivre le voyage sans retour de Nestor, un jeune chanteur argentin qui va voir son destin bouleversé après avoir été percuté par une voiture. Vivante, poétique et invitant à l’évasion, les lignes de cet ouvrage n’auront pas laissé notre maison d’édition indifférente. Lumière sur cette nouvelle sortie littéraire originale prévue pour novembre 2018 aux Éditions la Compagnie Littéraire.

La couverture de Pérégrinations de Michel Stab à paraître en novembre 2018

Éditions la Compagnie Littéraire : M. Stab bonjour, et merci de consacrer ces quelques instants à l’attention de vos futurs lecteurs. Nous sommes enchantés de vous compter aujourd’hui parmi les auteurs de notre maison d’édition la Compagnie Littéraire ! Pour introduire cet échange, d’où vous est venue l’idée d’écrire un conte ?

Michel Stab : L’idée est venue d’une image et d’une chanson. En rentrant d’un voyage au Chili, moi qui n’avais plus rien dessiné depuis l’école, j’ai entrepris de peindre sur toile l’église de San Pedro de Atacama. Peu à peu  j’ai modifié ce dessin en transposant l’église dans d’autres lieux. Avec chaque fois, au dos, un descriptif, écrit en castillan. La chanson, c’est l’improbable version espagnole de “The Sounds of Silence” de Simon et Garfunkel, par un crooner argentin aux cheveux blonds car descendant principalement d’Allemands de la Volga, chassés par les Soviétiques. Son vrai prénom c’est Hector et il a servi de modèle à Nestor, mon héros. Pourquoi lui ? Parce qu’il est passé par là, par hasard, sur YouTube, le jour où j’ai eu l’idée de relier mes différents commentaires pour en faire une vraie histoire. J’ai alors continué à écrire, en castillan. Les gens m’ont dit “On ne comprend rien à ce que tu racontes”. J’ai donc tout traduit en français. Mal traduit parce que traducteur, c’est un métier. Il m’a aussi fallu repenser beaucoup de passages, directement en français.

Et pourquoi un conte de fées ? On publie tous les jours des essais ou des romans. Un conte de fées m’a paru plus indispensable parce que non plausible. Ce qui n’empêche pas d’exprimer une certaine sensibilité, certains sentiments.

Éditions la Compagnie Littéraire : Votre méthode d’écriture est originale et intimement liée à vos voyages. À ce titre, nous savons que vous avez longuement parcouru l’Amérique du Sud. Ces voyages vous ont inspiré dans l’expression de nombreux tableaux, qui ponctuent l’intrigue de votre ouvrage. Quel lien existe-t-il entre ces œuvres, et l’histoire que vous avez mise en place autour de Nestor ?

Michel Stab : Je me suis vite retrouvé avec des chapitres qui ne collaient avec aucun de mes tableaux et inversement. Je voulais une illustration par chapitre donc je me suis vu contraint de “peindre sur commande” sans trop aimer faire cela. C’est pour cette raison que pour le tome suivant (à paraître) des aventures de Nestor j’ai fait appel à des artistes graphistes tiers, venus d’horizons variés.


Extrait du livre de Michel Stab, Pérégrinations

Éditions la Compagnie Littéraire : Vous le savez avec certitude, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et parfois, elle nous endurcit irrémédiablement. Pourtant, Pérégrination est l’ouvrage d’un homme ayant su préserver son âme d’enfant. Comment expliquez-vous chez vous cette force, et qu’est ce que vous a apporté l’écriture de cette histoire originale ?

Michel Stab : Dans la version espagnole les références au patrimoine musical hispanique sont nombreuses et les chansons les plus universelles sont souvent un rien puériles. En France, nous n’avons pas le même fond culturel c’est pourquoi il m’a fallu changer bien des choses. Mais j’ai essayé de garder un peu le même état d’esprit. Ceci dit, écoutons attentivement les paroles de la chanson traditionnelle française “Au Clair de la Lune”. Clairement (si j’ose dire), pour de vrai, elle ne s’adresse pas à des enfants.

Éditions la Compagnie Littéraire : Entreprendre l’écriture d’un conte se destinant à la fois aux lecteurs jeunes et adultes est un choix audacieux. Plus précisément, à qui destinez-vous votre livre ? Que souhaitez-vous à vos lecteurs, une fois la dernière page achevée ?

Michel Stab : J’avoue qu’en l’écrivant, je ne me suis pas posé la question. Cela m’a semblé évident de faire comme j’ai fait. Depuis j’y ai réfléchi et, à ce jour,  je n’ai pas encore trouvé la réponse.

Éditions la Compagnie Littéraire :  Nous voyageons avec Pérégrination de l’autre côté du miroir de la vie. Pourtant bien ancrée sur Terre, l’aventure de Nestor est envoûtante et sa route croise celle de créatures magiques comme les fées, sorcières et autres elfes. En ce qui les concerne, les apparences sont parfois trompeuses et nous nous surprenons à les découvrir de façon parfois inattendue. À travers ces créatures légendaires, quel message souhaitez-vous délivrer ? 

Michel Stab : Du folklore germanique plutôt que de la mythologie latine. Pourquoi ? Parce qu’il semble moins figé, plus souple. On hésite moins à faire faire des bêtises, aux personnages. Et, au fond, cela colle avec le personnage principal. Ces créatures, le christianisme les a tolérées parce qu’elles n’avaient pas d’importance. Cette inutilité fait leur force. Comme pour les rêves.

Extrait du livre de Michel Stab, Pérégrinations
Extrait du livre Pérégrinations de Michel Stab

Éditions la Compagnie Littéraire :  Le voyage de Nestor l’entraînera entre autres, au Chili jusqu’au bout de l’Irlande, ou encore au milieu de l’océan Atlantique. Sans dévoiler le cœur de l’intrigue, pouvez-vous donner succinctement quelques indices sur cette aventure, pouvant donner envie aux lecteurs de vous découvrir ?

Michel Stab : Notre Terre se meurt. Quand tout sera pollué et détruit, il ne restera de beauté que dans nos souvenirs et nos rêves. J’ai essayé de voir si un homme comme moi, c’est-à-dire très ordinaire, pouvait inventer un monde virtuel où se réfugier par moments. Si je peux le faire, si cela vous semble réussi, alors, vous aussi en êtes capables.

 

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