L’extrait du vendredi – 5 août 2016 – Un message positif au sujet de Parkinson.

maladie de parkinson

Aujourd’hui au programme de l’extrait du vendredi, découvrez l’ouvrage de Marc Loret, Ici et Maintenant : Un message positif au sujet de la maladie de Parkinson.

marc loret

Témoignage de la blogueuse Dors si tu peux :

L’auteur décrit bien la vie d’un malade : des premiers symptômes à l’évolution progressive de la maladie en passant par l’acceptation de la maladie. Il décrit très bien aussi cette maladie : pour moi, Parkinson se résumait aux tremblements mais il n’y a pas que ça.

Je dirais que c’est un livre positif et optimiste en tout cas, j’espère que la recherche va avancer et trouver des moyens de guérir cette maladie ou tout au moins améliorer la vie des malades.

L’extrait : Ici et Maintenant : Un message positif au sujet de la maladie de Parkinson – Marc Loret

(…)Chaque matin, depuis sept ans, se rejouait la même histoire. Dès la première sonnerie, je tressautais, confronté à un cruel dilemme, celui d’identifier, qui du réveil ou de la porte d’entrée était l’instigateur de ce tintamarre.

Il faut dire que je ne comptais plus, le nombre de fois où je m’étais levé, à moitié endormi, pour me précipiter vers la porte d’entrée – titubant plutôt que courant –, m’empêtrant les pieds dans les vêtements laissés pour compte à terre. Tout ça pour constater amèrement, en arrivant sur le seuil, que j’étais seul sur le palier, parfois juste vêtu d’un caleçon et plus fréquemment en tenue d’Adam. Plusieurs fois, j’avais croisé le regard amusé ou choqué, de voisins qui empruntaient les escaliers pour monter ou descendre. Devant le spectacle que je leur prêtai à voir, plus d’un avait souri me laissant tout penaud, seul, au beau milieu d’un grand champ de solitude.

Devant mes déboires à répétition, j’avais opté pour une décision hautement existentielle et surtout pragmatique. En premier lieu, je ne devais plus me lever précipitamment au premier « Gong » mais, écouter, localiser précisément l’origine spatiale de la sonnerie et enfin, dans le doute, selon mon degré de fatigue et de tolérance, sacrifier le réveil, sur la table de chevet. Plusieurs d’entre eux d’ailleurs avaient malheureusement terminé leur existence en pièces détachées après avoir croisé le chemin de mon impatience. Peut-être existe-t-il un cimetière pour réveil ? C’était le prix à payer pour communier avec le silence. Même s’il n’était pas d’or, son prix restait néanmoins relativement élevé.

— Je te rappelle que c’est toi qui as privilégié l’installation de cette sonnerie « dynamichiante », comme tu dis, pour t’obliger à te réveiller d’une part (ce qui n’est pas une mince affaire parfois), mais aussi et surtout pour ne pas oublier de commémorer un fait que tu as occulté ces sept dernières années. Tes souvenirs, libérés du joug de l’hypnotisme vont être réactivés en mémoire, progressivement tout au long de ce jour. Te souviens-tu, du 15 juin 2000 ?

En entendant cette voix, je me redressai hâtivement dans le lit. Non seulement, j’étais surpris de ne pas être seul à occuper ma chambre, ce qui paraissait déjà totalement improbable (je suis encore célibataire pour le moment) mais de surcroît, je reconnaissais le timbre de cette voix… tout simplement parce que cette voix… c’était la mienne.

Je me retournai vivement, empêtré que j’étais avec les jambes emmêlées dans le drap de couette. Après m’être débattu quelques secondes avec moi-même (ce qui n’est pas conventionnel), je sortis de ma prison de tissu, un peu angoissé malgré tout à l’idée de découvrir le visage de celui qui se cachait derrière cette voix, ma voix. L’imitation semblait parfaite.

Je tentai de conserver mon calme, de donner bonne figure à mon interlocuteur inconnu, bien que je n’en menais pas large. Je sentais les battements de mon cœur s’accélérer dans ma poitrine, et des gouttes de transpiration perler à la racine de mon cuir chevelu. Face à cette montée d’angoisse, je pris alors une grande bouffée d’air avec l’espoir de tempérer mon agitation afin de me recentrer. Je tournai la tête et… puis tout s’enchaîna irrémédiablement et je fus emporté dans un tourbillon de folie inimaginable.

Et là…

Je n’en crus pas mes yeux interloqués. De l’autre côté du lit, dans le coin opposé de la chambre se tenaient debout « moi » en deux exemplaires identiques, aussi ressemblants, trait pour trait à l’original. (…)

L’interview de l’auteur

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Si cet extrait de Ici et Maintenant : Un message positif au sujet de la maladie de Parkinson vous a plu, n’hésitez pas à commander l’ouvrage en version papier ou numérique.

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