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Divines pour les uns, diaboliques pour les autres, les drogues véhiculent dans l’imaginaire collectif tout le paradoxe de leur place sociale : produits de rituels, de plaisir, de pouvoir ou de soumission.
Ce ne sont pourtant que des molécules croisant le chemin d’individus prédisposés à en avoir l’usage.

Le docteur Gervaisot, au travers de son expérience professionnelle d’addictologue mais aussi et surtout d«médecin généraliste, vous fait pénétrer dans l’intimité de ce substances et des contextes où elles gravitent. Il vous amène à regarder tous ces comportements de la vie quotidienne qui font le lit d’addictions, chez vous-même chez vos proches, chez vos enfants.

Il n’y pas de fatalité.

Extrait du livre :
L’héroïne, la morphine, l’opium, la codéine : les opiacés

CATALOGUE DES EFFETS MORBIDES

Tous ces produits sont de la même famille. Ils dérivent d’une plante, le pavot. Ce sont des sédatifs à des degrés divers, ils calment la douleur, l’angoisse, la toux.
Les usagers de drogues les utilisent pour trouver une sensation de «bien-être infini». Pour de multiples raisons tant neurobiologiques que sociales, il semblerait que cette «lune de miel» s’émousse assez rapidement. Ce phénomène fait dire de façon redondante par les consommateurs, quels que soient leur âge et l’époque d’initiation de leurs premières prises, que «la qualité était meilleure à l’époque de leur première consommation».
L’héroïne est utilisée en injection intraveineuse ou en sniff, c’est-à-dire respirée par le nez. La morphine est utilisée en intraveineuse, l’opium est fumé, la codéine est avalée souvent par boîtes entières de comprimés.
La consommation de tous ces produits est rarement occasionnelle, elle est régulière ou périodique, avec des changements de produits en fonction des arrivages et des moyens financiers. L’héroïne a la préférence, la codéine est souvent un produit d’appoint faute de mieux, ou pour sortir du milieu des toxicomanes.

Les effets morbides de ces produits sont d’autant plus sévères et rapides que le produit est puissant. Le plus puissant est l’héroïne puis, decrescendo, la morphine, l’opium et la codéine.
Parmi les effets modestes, on trouve les caries dentaires. Cette affection est constante, spectaculaire, et apparaît au bout d’un ou deux ans d’usage intensif (1 gramme intraveineux par jour ou 2 grammes en sniff). Les usagers présentent un nombre de «chicots» impressionnant, impossible à cacher, voire n’ont plus que des racines de dent. Les abcès dentaires sont extrêmement fréquents. Le traitement passe par l’arrêt des stupéfiants, l’extraction des dents et le port de prothèses dentaires. Ces prothèses, onéreuses, sont souvent indispensables pour une reconversion sociale.

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