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Résumé de l’Insoumis de Mopassa

Tedebay ne rencontrera-t-il que des prophètes de malheur et de malédiction ? Croisera-t-il sur sa route des personnes dignes de l’amitié qu’il ne demande qu’à prodiguer ?

L’insoumis de Mopassa expose la dure lutte pour la vie de ce jeune garçon.

Abandonné très tôt par sa mère, Tedebay ressent une immense trahison. Seul, face à ce monde sans concessions, il devra surmonter tous les dangers.

Misère et humiliation le hanteront nuit et jour, espoir et combativité ne le quitteront jamais.

Il travaillera dur, subira les coups, endurera la maladie, frôlera la mort, et trouvera le chemin de l’école.

« Vers la réussite, chaque étape est une épreuve, et chaque épreuve n’est qu’une étape », dira Tedebay.

C’est avec beaucoup d’émotion que Djimrabaye Bourngar met le lecteur sur le parcours de son héros, qui ne cessera d’être tiraillé entre la nécessité de survivre et l’espérance de « devenir quelqu’un, et faire le Bien ».

Vaincre la haine, rechercher l’unité des peuples, défendre les droits de l’homme… Tel sera le défi de Tedebay.

« Dieu n’exauce que les prières de l’homme debout », nous confie l’auteur.

L’auteur Djimrabaye Bourngar

Natif du Tchad, Djimrabaye Bourngar a effectué toutes ses études primaires, secondaires, supérieures et professionnelles dans son pays natal. Bourngar est magistrat, ancien Procureur Général près la Cour d’Appel de Moundou et ancien Inspecteur des Services Judiciaires et Pénitentiaires au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme au Tchad. Il est actuellement Spécialiste des Affaires Judiciaires à la MINUSMA, en poste à Gao (Mali) et Vice-président de la Chambre d’Investigation de la Commission d’Éthique de la FIFA. Il est marié et père de deux enfants.

L’avis de la Compagnie Littéraire

L’Insoumis de Mopassa se présente comme un récit initiatique, presque un conte, avec une morale forte : la valeur de l’effort et du travail. Il s’agit aussi d’une histoire familiale, au sein d’une société rurale en Afrique, une histoire faite de cris, de larmes et de sentiments.

Tedebay, le héros, porte un prénom prophétique : cela signifie « Il deviendra quelqu’un » en langue Sara du sud du Tchad, du pays de Mopassa -­‐ c’est à dire du « Pays de la souffrance ».

Son histoire commence mal, sa mère veut quitter la famille et son mari en laissant ses trois enfants dont Tedebay, un nourrisson. La cause : elle se sent trahie par son mari qui lui a imposé une co-­‐épouse, et elle veut reprendre son indépendance. Elle le gardera quand même, cet enfant, et lui va s’attacher à cette mère dont la vie sera compliquée et difficile, et puis, à l’âge de cinq ans, elle le renvoie chez son père et il vivra la première et terrible grande trahison de sa vie.

Il s’en suivra une période malheureuse pour l’enfant à qui la nouvelle épouse de son père infligera corvées et mauvais traitements. Et là, une lumière, un chemin qui s’ouvre : l’École.

À l’école, sa maîtresse l’aime bien et lui inculque l’amour du travail. Il devient « chef de classe » et se sent responsable. L’école devient le symbole de la dignité. Et c’est le début d’un long combat, le chemin sera semé d’embûches mais la réussite est au bout.

Le message de l’auteur est clair : Djimrabaye Bourngar veut alerter la jeunesse de son pays sur les dangers d’une société dépourvue de valeurs, particulièrement celles du travail, du courage et donc de la dignité.

Quand il écrit « Ici on a le choix entre travailler dur aux champs ou travailler dur à l’école », on voit bien qu’il s’agit de réalités concrètes plus que d’un discours moralisateur. Quant au discours justement, il est touchant, parfois un peu dur mais on le sent vrai. L’auteur fait alterner le récit et les dialogues, donnant ainsi un rythme alerte à toute l’histoire de Tedebay. La description de la vie rurale et familiale est pertinente et agréable à lire, le style de l’ouvrage est vif, le vocabulaire riche et évocateur, et l’auteur n’hésite pas à utiliser le ton ironique pour souligner l’importance de son message. C’est le signe d’une prise de distance mesurée et réfléchie pour que le discours soit apprécié à sa juste valeur, et si le lecteur sent lui venir des doutes, Djimrabaye Bourngar lui rappelle qu’aujourd’hui « c’est l’homme qui doit travailler pour nourrir Dieu ». Une belle réflexion philosophique.

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