Nicole Simon

Les interviews de la Compagnie Littéraire

Blouses blanches blues

La Compagnie Littéraire : Depuis combien de temps écrivez-vous ?

Nicole Simon : Depuis toujours. Plusieurs étapes.

1 – Enfant : Je recopiais des pages et des pages de livres.

2 – Adolescente : un événement a bouleversé mon existence. Née en Algérie, je sautais à quinze ans sur une bombe dans un théâtre de Mostaganem. Je remplissais alors des pages et des pages d’émotions que je déchirais aussitôt après. La peur ou la pudeur d’être lue ? Quoi qu’il en soit, tout devait rester en moi, et seulement en moi…

CL : Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

NS : Plusieurs étapes aussi. Enfant, le goût et le plaisir. Adolescente, après la Bombe, écrire devenait un besoin impérieux grandissant avec le temps. Mais portée par la crainte du dévoilement dans un contexte politico-médiatique particulièrement hostile aux Pieds-Noirs, tous pourris car tous colonialistes, disait-on à Paris, j’ai contourné l’obstacle. Devenue médecin, je me tournais vers la recherche clinique et les publications scientifiques, elles aussi riches en énigmes, et par chance moins controversées !

CL : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

NS : Je ne les ai approchées que depuis ma rencontre, il y a des années avec les ateliers d’écriture Aleph. Une formation de deux ans, des stages à Paris en toutes disciplines, en Bretagne et en Espagne m’ont ouverte avec jubilation sur le monde des purs amoureux de la littérature. Depuis, je sais que mes thématiques reposent sur l’imaginaire, le vécu, l’observation des moins chanceux, les sentiments qui les habitent, ces coups du sort de la nature, de la maladie, et aussi de crimes sanglants pour avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment ! Le grand mystère de la Vie et de la Mort !

CL : Certains auteurs vous inspirent-ils ?

NS : Je ne sais pas s’ils m’inspirent, en tout cas, ce sont mes modèles. Grâce à eux, j’ai compris que c’était à travers les mots les plus simples que l’on faisait passer les plus grandes émotions…

Le Clezio : je suis surtout sensible à ses couleurs et odeurs d’Afrique et à la transcription de ses sentiments d’enfant.

Zweig : la mélancolie de ses textes me touche au plus profond de moi-même.

Camus : me renvoie vers la terre natale qui m’a aussi façonnée, et également vers la générosité, la chaleur et l’humanité qui régnaient là-bas, en dépit de tout ce que l’on raconte.

Quant à Modiano, je ressens cette solitude pesante, ces silences étouffants d’une impossible identité en exil et encore en errance…

CL : Vous arrive-il de ne plus avoir d’inspiration ?

NS : Non! Plus depuis ma rencontre avec

Aleph. Un jour, les paroles qu’il fallait ont débloqué mes pages blanches : seule toi sais si ce que tu écris est vrai ou faux, me dit Aline. Le tout, c’est que cela paraisse vraisemblable et que le lecteur y croit ! Depuis, je dois le dire, je lutte plutôt contre le trop de mots !

CL : Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

NS : Oui. Depuis mon magique déblocage, j’ai écrit six romans et quatre thrillers. Neuf manuscrits sont inédits. Seul Blouses Blanches Blues, un thriller dans un décor hospitalier qui n’est pas une histoire d’hôpital, a été publié en janvier 2015 par la Compagnie Litteraire. Aujourd’hui, ceux qui l’ont lus l’ont semble-t-il aimé, et ont été surpris par le dénouement de l’énigme, seulement à la dernière page. Les 5 étoiles des commentaires d’Amazon et de la Fnac m’encouragent. Quoi qu’il en soit, l’écriture, je sais que je ne l’abandonnerai pas. Un jour sans écrire, et déjà le manque de cocon, de personnages même décapants, de papier, de crayons et de doigts sur le clavier d’ordinateur se fait lourdement sentir !

CL : Vos mots préférés ?

NS : Amitié. Amour. Chaleur. Générosité. Humanité. Et Optimisme en dépit de tout !

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