Marie Brunel

Les interviews de la Compagnie Littéraire

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Interview Marie Brunel – La Sylvestresse

La Compagnie Littéraire : Depuis combien de temps écrivez-vous ?

Marie Brunel : Enfant, je n’osais pas. J’avais l’esprit bloqué à la suite d’une malencontreuse réflexion d’un professeur de français qui m’avait dit que j’avais de bonnes idées mais que mon style était puéril. J’avais un an de moins que les autres élèves de ma classe : ceci explique peut-être cela, mais ces propos m’avaient fait rentrer dans ma coquille. J’avais dix ans alors. Devenue cadre dans la fonction publique, ma plume a été cependant remarquée et sollicitée de bien des façons. (Comptes rendus d’audiences, de débats, préfaces de livres, éditos, articles de revues, discours.)

CL : Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

MB : Pendant ma vie active, j’avais mon comptant d’écriture et cela me convenait parfaitement. À la retraite, la source de commandes s’étant tarie, j’ai ressenti un manque. J’avais besoin de retrouver le plaisir d’écrire. Je me suis souvenue des histoires que me racontait ma grand-mère lorsque j’étais enfant et que, vivement intéressée, j’absorbais comme un buvard. Ces délicieux souvenirs sont devenus La Sylvestresse.

CL : Quelles sont vos sources d’inspiration ? Vous arrive-t-il de manquer d’inspiration (si oui que faites-vous pour la retrouver ?)

MB : Je puise mon inspiration dans l’observation et l’écoute des autres, leur histoire m’intéresse. C’est une mine inépuisable.

CL : Quels sont vos projets d’écriture (court, moyen, long terme) ?

MB : J’ai un deuxième roman en préparation. Il sera contemporain cette fois. La Sylvestresse parlait du passé et je sais que ce mot est à bannir du vocabulaire moderne. Mais parler de souvenirs n’est pas une démarche passéiste. Les souvenirs nous construisent.

CL : Quelle place a l’écriture dans votre vie, qu’est-ce qu’elle vous apporte ?

MB : Écrire est un plaisir parmi tant d’autres, je suis aussi très manuelle.

CL : Quels sont vos mots préférés ?

MB : La langue française est belle, élégante et riche. Mes mots préférés sont ceux qui chantent, qui s’écoulent comme une lente mélodie, qui vous caressent ou vous bousculent, qui vous interpellent ou vous emprisonnent dans une douce volupté.

CL : Quelle est votre citation préférée ?

MB : Je respecte les citations des grands auteurs ou philosophes. Elles leur appartiennent et l’interprétation que l’on en fait est quelquefois orientée. J’aime me souvenir d’une phrase de mon père me disant : « avec des bras et du courage tu arriveras toujours à faire quelque chose ! ».

CL : Quels sont vos auteurs préférés ?

MB : Les auteurs classiques : Sand, Giono, Pagnol.

CL : Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le processus de création de l’ouvrage ?

MB : Ce n’est pas le processus de création qui est le plus difficile mais c’est devoir quitter ses personnages. Ils vous ont accompagnés, sont devenus vos amis au fil de la plume et devoir s’en séparer est triste. Le seul réconfort est de savoir que les lecteurs vont les aimer aussi.

CL : Qu’est-ce que pour vous un bon livre ?

MB : Le bon livre est celui qui vous fait oublier pendant le temps de sa lecture l’âpreté de la vie.

CL : Quels conseils prodigueriez-vous aux jeunes auteurs ?

MB : Écrire malgré tout.

CL : Un dernier mot pour vos lecteurs ?

Dans une société hyper connectée où le monde virtuel dévore l’espace temps, une intrusion dans l’univers de La Sylvestresse authentique et aux personnages attachants marquerait peut-être une pause intéressante.

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