Marc Loret

Les interviews de la Compagnie Littéraire

ICI ET MAINTENANT

La Compagnie Littéraire : Depuis combien de temps écrivez-vous ?

Marc Loret : J’écris des livres, depuis 6 ans, des poèmes depuis toujours.

CL : Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

ML : Rien me pousse à écrire, c’est naturel. J’écris comme je parle, comme je vis… C’est un acte de communication. je peux dire que je suis plus à l’aise qu’à l’oral, car l’écrit donne un temps de réflexion moins évident à l’oral.

CL : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

ML : Pour Ici et Maintenant l’inspiration a été conséquente à mon désir de partager une part de ma vie de malade Parkinsonien, celle qui ne se voit pas et montrer que la vie ne s’arrête pas à l’annonce du couperet médical “que la vie se vit au présent… Pour L’échec scolaire – comment l’éviter et le surmonter, c’était un livre didactique pédagogique. Avec une approche linguistique différente. Le 3e livre (non édité pour l’instant) est un roman pour enfant, le thème est en rapport avec l’école. Le 4e livre est un livre que j’ai écrit pour une amie en tant qu’écrivain de l’ombre. Le thème est la voyance.

CL : Vous arrive-t-il de manquer d’inspiration (si oui que faites-vous pour la retrouver ?)

ML : Non jamais. J’ai cette chance d’être toujours en projet : peinture, écritures diverses etc.

CL : Quels sont vos projets d’écriture (court, moyen, long terme)

ML : À court terme le second tome en tant qu’écrivain de l’ombre. J’ai un 2e roman en cours mais à plus long terme. J’ai trop de projets en cours. Écrire un livre nécessite un investissement de temps que je ne suis pas en mesure de planifier actuellement.

CL : Quelle place a l’écriture dans votre vie, qu’est ce qu’elle vous apporte ?

ML : Elle m’apporte la vie à travers la communication et le partage. Elle est permanente, je ne passe pas une journée sans écriture.

CL : Quels sont vos mots préférés ?

ML : Tous les mots sont beaux même ceux qui ont une connotation négative. “Ici et maintenant” “pourquoi comment” “ être et avoir”, procrastination, amour, amitié…

CL : Quelle est votre citation préférée ?

ML :  : Ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas mais c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile – Sénèque. Cette citation revisitée peut-être élargie : ce n’est pas parce qu’écrire est difficile que nous n’écrivons pas, c’est parce que nous n’écrivons pas qu’écrire est difficile.

CL: Quel est votre livre préféré (édité par vos soins)

ML : Ici et Maintenant.

CL : Quels sont vos auteurs préférés ?

ML : Il y en a beaucoup Tolkien, Fred Vargas, Barjavel, Paul Auster, Shunryu Suzuki, Dogen, Fabre d’Olivet…

CL : Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le processus de création de l’ouvrage ?

ML : L’écriture de la 1e phrase, celle qui déclenche le processus de création. En quelque sorte, c’est elle qui fait le pont, qui ouvre la porte à tous ces mots qui sont derrière, prêt à sortir.

CL : Qu’est ce que pour vous un bon livre ?

ML : Cela dépend beaucoup du style (roman, didactique, contes, poésie etc.). Un bon livre me captive au point de lire tout sans sauter ou lire en diagonale. La couverture m’importe beaucoup par ce qu’elle doit être le reflet du livre. la 4e de couverture est aussi un atout.

CL : Que pensez-vous du lien éditeur/auteur ?

ML : Il doit être étroit, basé sur la confiance. L’idéal, serait qu’ils puissent se rencontrer en présentiel autrement que par téléphone ou mail.

CL : En résumé que pouvez-vous dire de votre expérience d’auteur ?

ML : C’est une expérience très enrichissante, j’encourage tout le monde à se lancer à écrire. J’anime un atelier d’écriture et je me rends compte qu’écrire demande beaucoup à certaines personnes.

CL : Quels conseils prodigueriez-vous aux jeunes auteurs ?

ML : Écrire c’est conserver une certaine humilité, être vrai, ne pas attendre un retour. Ne pas s’attendre à devenir célèbre mais écrire pour partager.

CL : Un dernier mot pour vos lecteurs ?

ML : Le témoignage d’une lectrice.

J’ai rencontré l’auteur au Cultura de Lieusaint. Il a été très persuasif pour que j’achète son livre parce que la couverture me plaisait bien mais en lisant le 4eme de couverture j’ai été refroidie. Les histoires de malade ne sont pas ma tasse de thé. J’ai assez de personnes autour de moi qui sont atteintes de maladie, je n’ai pas encore envie de lire ce type d’histoire pendant mes loisirs. Marc Loret est lui même atteint de cette maladie. Il m’a assuré que son livre n’était pas glauque, déprimant, triste, qu’il y avait de l’humour. Je me suis laissée tenter.
Je n’ai pas regretté. En bref, je n’ai pas été déprimée par ma lecture, j’ai souvent souri même si pourtant la situation ne doit pas être drôle à vivre (il faut dire aussi que je ne suis pas la reine de la compassion). L’auteur décrit bien la vie d’un malade : des premiers symptômes à l’évolution progressive de la maladie en passant par l’acceptation de la maladie. Il décrit très bien aussi cette maladie : pour moi, Parkinson se résumait aux tremblements mais il n’y a pas que ça.

Je dirais que c’est un livre positif et optimiste en tout cas, j’espère que la recherche va avancer et trouver des moyens de guérir cette maladie ou tout au moins améliorer la vie des malades.

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