Denis Ravel

Les interviews de la Compagnie Littéraire

subjugation ravel

En mars 2016, La Compagnie Littéraire édite le roman de Denis Ravel – Une subjugation dans la nuit parisienne.

Compagnie Littéraire : Qu’est ce qui vous a inspiré le titre : « Une subjugation dans la nuit parisienne » ?

Denis Ravel : L’expression « être subjugué » que je trouve très forte, très positive dans l’idée d’une relation amoureuse. En fait j’ai cherché l’origine de cette expression et cela n’est en rien positif. Les romains quand ils asservissaient un peuple, le subjuguaient. Dans le sens ancien, cela exprime en fait l’idée d’une capitulation, d’une soumission.

Dans mon ouvrage le terme subjugation exprime plutôt l’idée d’une grande admiration à l’héroïne Diane, comme une totale dévotion à la beauté. Le narrateur sait aussi que cette femme rencontrée ne peut être à lui à cause de la différence d’âge.

CL : Quel est votre passage préféré du livre ?

DR : « Elle m’avait dit qu’elle avait refait le parcours de Gérard de Nerval dans Sylvie et avait pique-niqué sur l’herbe puis dansé une ronde la tête, ceinte d’une couronne de lauriers tressés, à la manière des scènes qu’il décrit dans sa nouvelle. Je dois dire que cela m’avait ému au plus haut point, tant j’aime Nerval. Mais à bien y regarder, je ne savais finalement que peu de chose sur cet homme. Ce que j’aimais probablement en lui c’était cette idée que je m’en faisais, cette symbolisation d’un romantisme délié allant jusqu’à l’outrance dans sa recherche de l’absolu, romantisme pouvant servir de guide aux générations futures susceptibles de se perdre dans les mêmes tourments. »

Parce que le narrateur semble à la poursuite des personnages Nervalien. J’ai pour Nerval une profonde admiration littéraire. Sa façon de nous entraîner dans des mondes inconnus me touche énormément.

CL : Quel est votre personnage préféré ?

DR : Diane, car dans cette histoire elle est une sorte de muse inaccessible, très nervalienne finalement.

CL : Quelles qualités faut-il, d’après vous, pour écrire un livre ?

DR : Pour ma part, un brin de folie, être capable d’emmener le lecteur dans un monde qui n’est pas le sien, et le sens de l’observation, car la vie de tous les jours est pleine de livres potentiels.

CL : Quel est le moment le plus propice à l’écriture ?

DR : Les grands bouleversements de l’existence et Dieu sait si nous en traversons.

CL : Quels sont vos mots préférés ?

Clair de lune, étoiles, romantisme, nature, galaxies, amour, désir, écriture.

CL : Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?

DR : Gérard de Nerval, Edgar Allan Poe, Théophile Gautier, Stephan Zweig, Baudelaire, Balzac.

CL : Quel courant littéraire a été déterminant dans votre vie ?

DR : Pour moi c’est le XIXe siècle et son courant romantique qui permet au lecteur d’échapper au réel et de basculer dans des mondes fantastiques.

CL : Un dernier mot pour les lecteurs ?

DR : Cher lecteur, si vous me faites l’honneur de me lire, je vous dirais que le personnage le plus important dans l’écriture est bien le lecteur et non pas l’écrivain ou l’éditeur.

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