7 erreurs à ne pas commettre dans l’écriture d’un dialogue

Amis auteurs, cette leçon d’écriture vous est destinée ! Un bon auteur doit savoir jongler et manier les mots. Laissez-vous tenter par ce petit coaching d’écriture littéraire !

Si presque chaque roman comporte des dialogues, rares sont ceux qui subjuguent le lecteur… Aujourd’hui, au programme des leçons d’écriture, 7 erreurs à ne pas commettre dans l’écriture d’un dialogue.

1 : Un dialogue doit être pertinent au niveau de l’information qu’il donne, par exemple faire avancer l’histoire. 

— Bonjour !
— Bonjour.
— Tout va bien ?
— Tout va bien, merci.

Sauf si vous êtes payés à la ligne – comme Alexandre Dumas – ou sauf si vous faites dans le théâtre de l’absurde, évitez ce genre de dialogue qui ne mène à rien, vous découragerez vite vos potentiels lecteurs !

2 : Répéter des éléments de la narration sans y ajouter de contenu.

Inutile de paraphraser votre narration sans idée nouvelle. Un dialogue doit surprendre !

3 : Abuser des incises.

— Avez-vous eu vent du terrible incident d’hier soir ? dit-il.
— Nous venons tout juste de rentrer au village, répondit-elle.
— L’auberge a pris feu, il n’y a aucun survivant, dit-il.

Il n’est pas obligatoire de mettre des verbes de dialogue à chaque réplique, surtout si le dialogue n’est qu’entre deux personnes. Ne pas en mettre permettra de fluidifier la lecture de votre texte.

4 : Ne pas varier vos verbes déclaratifs.

Gardez à l’esprit que ces verbes et votre dialogue en général doivent être pertinents. Quel intérêt de mettre « dit-il », « demanda-t-il » ou « répondit-il » à chaque phrase ? Les personnages communiquent entre-eux, cela va de soi et il est évident qu’une question posée amène généralement une réponse.

Donnez plutôt de la profondeur à votre dialogue en ajoutant des informations pertinentes, exemple : 

  • le ton du locuteur, son état d’esprit, ses sentiments envers son interlocuteur,
  • un mouvement, une action…

 

5 : Ne pas adapter votre niveau de langue à la classe sociale de vos personnages ni au contexte historique.

Si l’action de votre roman se déroule au XVIIe siècle, vos personnages n’auront pas le même vocabulaire que si elle se déroule au XXIe. Attention donc aux anachronismes. Vous pouvez vérifier le bon emploi d’un terme, par la date de son entrée dans le dictionnaire.

De même que si vos personnages sont issus du milieu paysan, ils n’auront pas le même vocabulaire que ceux issus de la noblesse.

6 : Abuser de la ponctuation pour traduire l’émotion de vos personnages.

— Quoi, tu as osé ?!?
— Eh oui, c’était mérité !!!

Si l’intention n’est pas mauvaise, gardez à l’esprit qu’il ne faut pas abuser des signes de ponctuation. Employez plutôt des mots pour faire transparaître l’émotion des personnages.

La répétition des ? et ! ou le mélange a tendance à exaspérer le lecteur, ce qui disons-le, a un effet totalement anti-productif.

7 : Écrire un dialogue trop long.

Un dialogue qui fait trois pages ! Non merci. Surtout s’il y a plusieurs personnages. Le lecteur a alors tendance à se perdre.

Privilégiez la narration et employez les dialogues avec parcimonie (ou pensez à écrire du théâtre…).

 

Le mot de la fin : N’oubliez pas, un dialogue bien écrit a tout le mérite d’exister. Il met en valeur votre narration et donne de la vie à votre ouvrage.

À bientôt pour une nouvelle leçon d’écriture !

Avez-vous compris la leçon ? Écrivez un dialogue en commentaire !

 

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