Introvues
Paula Pinto
88 p - 122 g
Paula Pinto, dans ce recueil de poèmes, nous livre ses pensées les plus profondes et laisse courir sa plume vers des contrées inconnues, l’Amazonie. En effet, née en Amazonie brésilienne, d’un père chaman semi indien et d’une mère tzigane, une « enfadolescence » en forêt angolaise, Paula Pinto avait à peine 5 ans lors de la tuerie, par les soldats envahisseurs, de son père et de ses frères dont son jumeau. Grâce à un « vrai missionnaire » qui a décelé « sa boulimie de Savoir », elle a eu le privilège d’accéder à l’instruction, et c’est dans l’écriture qu’elle a trouvé sa première évasion. De ce fait, on ne peut qu’admirer la force de cette « Misanthrope déchaînée » revendiquant sa liberté de penser à travers la souffrance et les chagrins d’une vie passée à combattre les démons d’une terre souillée. Dans les geôles de Salazar, elle a connu encore une fois la cruauté humaine dans la torture. Arrivée en France clandestinement, fuyant la prison du dictateur, elle épousa un homme qui la gratifia de ses violences, l’abandonnant avec un enfant de 6 mois, qu’elle éduqua, seule, dans l’amour et la dignité… Son deuxième mariage fut encore une descente aux enfers… Ce n’est ni la résignation, ni la rancune, pas moins la vengeance qui l’ont gagnée, mais, riche de la culture de ses ancêtres qu’elle n’a jamais oublié, elle a puisé sa force au milieu du chaos pour lutter contre les injustices au quotidien. Se tournant vers les autres, elle a aidé de son mieux les plus faibles, disant tout haut ce que les « frileux » murmuraient en « catimini » et assumant ses choix jusqu’au bout. Introvues est une délation, un témoignage de ce qui ne doit jamais plus arriver… Une larme nostalgique d’un paradis enseveli dont l’auteur s’évertue de sauver les derniers lambeaux… Un cadeau pour ceux qui resteront, pour ses descendants… Un hommage à l’« Indien », image fraternelle, digne et sincère, au nom de tous les siens. C’est aussi une invitation à regarder « avec des yeux de voir » toutes les offrandes qui nous sont données au quotidien, un message d’espoir car « de l’épicentre des flammes de l’enfer ne jaillit-il pas la lumière qui éclaire le chemin mènant à la porte de sortie ? » dixit l’auteur. « Si ce qui ne tue pas fait grandir », Paula Pinto est une géante… Ceci fut extrait des dires de sa "fille de coeur", Vanessa Roulet. Enfin, au travers d’un irrévocable besoin d’écrire, de se livrer et de coucher ses craintes, Paula Pinto nous fait entrer dans un univers d’une incroyable force émotionnelle, où le cri de la liberté raisonne à chaque ligne. « Au moment même où j’avais mal, j’étais entrain de pardonner à la vie » (PP) « À ceux qui rêvent de devenir des êtres de lumière, tu éclaires leur chemin. Parfois soleil, parfois lune, tu es l’astre joufflu et généreux qui peut nous rendre meilleurs. Saisissons notre chance de lire dans tes pensées, la poésie de ton âme. Paula, merci d’être toi, d’être là. Bienvenue parmi nous. Didier Parini, un ami très cher.
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